L’ancien maire de Mbao et leader du Mouvement Gueum Da Bopp Défar sa Rew, Abdoulaye Pouye, a tenu une assemblée générale des jeunes ce samedi 10 janvier pour mettre fin aux spéculations » et rumeurs le concernant. Au cœur des interrogations : son positionnement dans la mouvance présidentielle et son avenir politique.
Face aux allégations d’une prétendue trahison envers Pastef au profit de « Diomaye Président », l’élu a fermement répliqué. « La vérité est que j’ai toujours été avec le mouvement Diomaye Président, avant même l’élection de Bassirou Diomaye Faye à la présidence de la République », a-t-il déclaré. Il insiste sur l’autonomie de sa formation : « Notre parti est autonome, indépendant, souverain. Je ne suis pas une personne qui trahit. »
Sur son avenir, Abdoulaye Pouye a été sans ambiguïté : il sera « bel et bien candidat » aux élections locales de 2027, « avec ou sans » investiture de « Diomaye Président ». Il justifie cette position par un principe : « Un maire doit être choisi par les habitants d’une commune et non par des membres du gouvernement. » Il a aussi pointé du doigt le rôle d’Aïda Mbodj, accusée d’avoir « divisé le mouvement en racontant des contre-vérités ».
L’ancien édile en a profité pour dresser un bilan contrasté de son action et de celle de son successeur, Abdou Karim Sall. Il a rappelé des réalisations comme l’octroi de « 500 bourses » aux élèves, programmes qu’il affirme avoir été « arrêtés » depuis son départ. Il critique un maire « pas proche de la population », opposant cette distance à son propre ancissage territorial, saluant notamment la mobilisation constante des femmes et des jeunes malgré « l’arrêt des financements » – qui doivent reprendre sous peu.
Abdoulaye Pouye a appelé ses militants à la « massification », leur recommandant « diplomatie, courtoisie et empathie ». Un discours qui sonne comme le lancement d’une campagne, fondée sur un réseau local affirmé et une légitimité qu’il estime venue de la base, et non d’en haut.
Aziz WATT