Abdoulaye Sow «blanchit» Mansour Faye et tire sur la Cour des comptes
BAMBOULA SUR LES «FONDS FORCE COVID»
Le ministre l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique «blanchit» Mansour Faye et toutes les institutions visées dans le Rapport de la Cour des comptes relatif à la bamboula opérée sur les «Fonds force covid 19». D’après lui, il a été prouvé que la juridiction financière s’est «trompée». Il l’a fait savoir, hier, au «Jury du dimanche» sur iRadio ; hier.
«Il faut dire que sur les 1.000 milliards, il y’a 6 milliards qui ont été contestés encore que la contestation c’est 2,5 milliards dont on parle au ministère du Développement communautaire où on parle du prix du riz. Cela est démontré que la Cour s’est trompée. Le prix du riz n’est pas fixé en 2013. On est en 2022», défend Abdoulaye Saydou Sow à l’émission «Jury du Dimanche» sur iRadio. Et le maire de Kaffrine d’étayer son argumentaire: «Je dois me satisfaire que nous soyons dans un État de droit soumis à la bonne gouvernance. Il faut se souvenir que les pouvoirs de la Cour des comptes ont été renforcés sous l’autorité du président Macky Sall. Les magistrats ont été renforcés. Dans le cadre de la Covid, c’est le président de la République qui a décidé que tout le budget qui est soumis à ce fond sera audité d’abord par une commission qu’il avait mise en place dirigée par le général François Ndiaye qui a rendu compte.
Et que ce même fond soit soumis à l’appréciation de la Cour des comptes. Sur le principe, il faut se satisfaire de cette posture du gouvernement du Sénégal». Sur une question de savoir est-ce qu’il ne faut pas respecter ladite Cour, il a rétorqué: «Autant il faut respecter la Cour des comptes, autant il faut respecter les ordonnateurs qui sont les ministres. Le prix du riz, vous pouvez l’apprécier. Les sénégalais doivent féliciter le ministre Mansour Faye dans cette opération». Poursuivant, Abdoulaye Sow présente le schéma ayant abouti à toute la «polémique»: «Qui est-ce qui s’est réellement passé ? Parce que les fonds Covid ont eu une dérogation sur les procédures des marchés publics.
Malgré cette dérogation, le ministre Mansour Faye avait décidé de lancer un appel d’offre et il y avait 28 soumissionnaires. Parmi eux, il a pris le moins disant, où est le problème?» Interpelé sur les recommandations de la Cour des comptes dans son rapport notamment l’ouverture d’informations judiciaires dans certains cas, le vice-président de la Fédération sénégalaise de football peste: «Le chef de l’État a dit, lors de son adresse à la nation, que toutes les dispositions légales et réglementaires seront respectées. Auparavant, il faut que les soupçons soient avérés pour pouvoir passer à l’autre étape. Il faut respecter la présomption d’innocence. Avant la bataille judiciaire, il faut d’abord gagner la bataille d’opinion. Les gouvernants doivent s’expliquer».
La polémique fait suite à la publication, par la Cour des Comptes, de son rapport sur l’audit de la gestion des fonds Covid-19, conformément à ses missions d’assistance au président de la République, au Gouvernement et à l’Assemblée Nationale, missions prévues par la Constitution ainsi que par la loi n° 2012-23 du 27 décembre 2012 abrogeant et remplaçant la loi organique n° 99-70 du 17 février 1999 sur ladite Cour. Un rapport qui a mis à nu des manquements et irrégularités dans 12 ministères et institutions publiques.