Pour amortir la cherté du prix des moutons, le vice-président de l’Association sénégalaise des consommateurs du Sénégal (Ascosen) a préconisé des solutions. «L’Ascosen a toujours essayé à ce qu’on aille vers la fixation du prix au kilogramme parce que si le marché est déterminé en fonction de l’offre et de la demande, il y a toujours une partie prenante qui est perdante. Soit c’est l’opérateur qui vend son mouton en cas d’une offre supérieure à la demande ou c’est le contraire pour le consommateur.
Donc, nous avons toujours prôné au niveau de l’Association sénégalaise des consommateurs du Sénégal qu’on aille vers la fixation du prix au poids», a plaidé Momar Cissé sur Iradio, hier. Réagissant à la déclaration du ministre du Développement communautaire, Samba Ndiobène Ka notant qu’à «J-11, un déficit de 38. 000 têtes», il explique :
«Beaucoup d’opérateurs prennent maintenant le chemin pour Dakar et si les choses continuent sur cette lancée, le marché sera bien approvisionné. Je pense que si le flux continue, d’une manière permanente, jusqu’à la veille de la Tabaski, le déficit sera comblé». Suffisant au vice-président de l’Ascosen d’«effectuer des visites et certains points de vente commencent à être bien garnis et de constater, qu’au ni veau de Dakar, il y a des points de vente officiels et d’autres dits sauvages qui sont très nombreux et qu’on retrouve un peu partout dans la capitale et sa banlieue».
Avant de faire sa voir qu’«on trouve également des moutons d’élevage domestique qui sont de plus en plus nombreux, si cela se poursuit son cours, le gap serait com blé». À la même période de l’année dernière, on était à 123 000, alors qu’aujourd’hui, on est à 84 200 moutons.
«NOUS AVONS ALERTÉ DÈS LE DÉPART QU’IL FALLAIT AVOIR UNE COHABITATION ENTRE L’OIGNON IMPORTÉ ET LA VARIÉTÉ LOCALE»
Interpellé sur la déclaration du ministre du commerce, Abdou Karim Fofana, par rap port à l’importation de 50.000 tonnes d’oignon, le membre du secteur primaire émet des doutes sur la fiabilité de ces chiffres. «Je me demande où on a pu trouver les 5.000 tonnes, car au Sénégal, il est difficile d’avoir des chiffres fiables. Il n’y a pas de statistiques officielles qui puissent attester qu’il y a 50.000 tonnes dans le pays», argumente-t-il.
Dans la foulée, le vice-président de l’Association sénégalaise des consommateurs du Sénégal, fustige la hausse du prix de l’oignon qui est une denrée indispensable pour la fête de Tabaski. «L’augmentation du prix de l’oignon n’est pas normale. Nous avons alerté dès le départ qu’il fallait avoir une co habitation entre l’oignon im porté et la variété locale. Heureusement que le ministère a ouvert 10.000 tonnes et si elles sont injectées avant la Tabaski peut-être que les prix font baisser.
Cependant, il va falloir que ces tonnes d’oignons soient rapidement mises sur le marché, à défaut de quoi le gouvernement peut aller au niveau de Mbam, acheter à 9.000 francs Cfa et revendre à 10.000 Francs cfa», dixit Momar Cissé.