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Accusé d’avoir violé son élève : Le maître coranique risque la peine maximale

Al. B. B. SARR est accusé d’avoir vi0lé son élève H. BA, âgée à l’époque de 14 ans. Face au juge, le maître coranique a réfuté les faits.

« Je ne savais pas ce qui se passait. J’avais jeuné ce jour. C’était au lendemain du jour de la Tamkharite de l’année 2021. Je n’ai jamais été seul avec aucun de mes élèves. Je ne sais pas les raisons de ses accusations, je n’ai jamais eu de problèmes avec elle ou sa famille » a confié le sieur SARR à l’entame de ses propos.

Enseignant à l’école où étudiant la victime, Al. B. B. SARR dispense aussi des cours du soir durant l’année scolaire et des cours de vacances aux élèves de l’école, toutes les classes confondues. Et ils se déroulent d’après lui, de 17h, à 20h, durant l’année scolaire. Et de 9h à 12h, pendant les vacances. En cours de rattrapage et de vacances, les élèves ne descendent pas au même moment. Les plus jeunes descendent plus tôt alors que les grands peuvent aller jusqu’à 14h ou 20h. La victime était en CM1 et préparait la classe d’examen, elle descendait tôt et était toujours en compagnie de sa sœur jumelle, son grand frère et ses camarades, note l’enseignant.

Qui atteste s’être rendu chez son accusatrice en compagnie de trois personnes, Coran à la main, pour faire jurer cette dernière.

Mais d’après lui, la fille n’a pas juré. Un de ses témoins déclare que la famille de la victime avait demandé 800 000f pour que l’affaire soit réglée à l’amiable.

PAR PEUR, H. BA DEVIENT L’OBJET SEXUEL DE SON MAÎTRE

Très constante sur ses déclarations, la victime a maintenu son accusation. Selon elle, son maitre et encadreur avait l’habitude de la retenir après les cours pour assouvir son désir sexuel.  De petite de taille, la demoiselle a eu du mal à expliquer comment son maitre s’y prenait. Elle avait honte de parler du vi0l. D’une petite voix, elle tentait de répondre aux interrogations de la Cour. « Il m’a violé à plusieurs reprises. Et la dernière en date est celle du 16 aout 2021. Ce jour, il m’a blessé, je saignais », se souvient la jeune fille. Accompagnée de sa mère à la barre, H. BA atteste que, c’est dans une salle située à l’étage que son maitre a abusé d’elle pour la première fois. Il l’a retenue en salle après la descente sous prétexte qu’elle n’a bien fait son exercice.

« Il a laissé partir tous les élèves et m’a retenue en salle.  Il s’est assuré que l’école soit vide. Il a fermé la porte de la classe. J’étais au tableau. Il a mis son bras sur mon cou pour que je ne me débatte pas. Il a ensuite enlevé mon pagne puis mon slip avant de me jeter par terre. Il m’a violé. M. SARR était habillé d’un pantalon jogging. ‘’Et le professeur avait dit qu’après les cours il s’entrainait pour le marathon’’. La dernière fois, c’était le 16 aout.  Comme d’habitude, il m’a retenu, il m’a violé et blessé. Je saignais. Je suis allée directement aux toilettes avec mon sac, en rentrant. Ma mère était à la cuisine. J’avais peur qu’elle me batte », narre-t-elle.

La petite fille par peur d’être battue, a subi les assauts de son encadreur, en silence.

Elle avait peur de la réaction mais, pas celle de sa tante. Lasse d’être l’objet de désir de son enseignant, elle s’est confiée à sa tante.

Elle est conduite à l’hôpital de Keur-Massar. Le gynécologue après consultation constate une déchirure hyménale ancienne associée à de petites blessures récentes saignant au toucher.

Lors de ce procès une dizaine de témoins à charge et à décharge a défilé devant la chambre criminelle.

Mais, comme s’ils se sont donné le mot, tous les ‘’élèves témoins’’ ont déclaré que les élèves descendaient tous à la même heure. Et il arrivait qu’ils restent en classe jusqu’à presque 21h. Certains ont même confirmé que le maitre coranique retenait souvent la victime, seule, en classe.

 « LE VIOL EST LA PIRE FORME D’ABOMINATION… »

H.BA a délaissé l’école. Elle ne veut plus aller en cours. Elle est chez elle, nous apprend l’avocate de la partie civile. Selon elle, Alioune Badara Badiane SARR a vi0lé sa cliente. Et le certificat médical conforte ses propos. Elle ajoute qu’après le 16 aout, la jeune ne voulait même plus que sa jumelle la touche. Elle était abattue.  Avant de demander le franc symbolique pour dommages et intérêts.

« Le viol est la pire forme d’abomination qu’une personne puisse subir », débute le maitre des poursuites. Convaincu de la culpabilité de l’accusé du crime de viol commis sur une mineure de moins de 15 ans par personne ayant autorité sur sa victime et pédophilie commise sur une mineure de moins de 15 ans par personne ayant autorité sur sa victime.  Selon lui, le certificat médical établi trois jours après le dernier vi0l, démontre que l’accusé a abusé de la fille. En plus ce, dernier a tenté d’influencer le témoignage de ses élèves à la barre. Ainsi, il a requis la peine maximale pour ce crime qui est de 20 ans ferme.

Les conseillers du sieur SARR ont plaidé à défaut d’un acquittement d’une application bienveillante de la loi. Pour eux, la fille est sous l’influence de sa famille. Elle a accusé  à tort leur client qui, n’est jamais resté seul avec elle.

Fanta DIALLO BA

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