ACCUSÉ DE COMPLOT DANS L’AFFAIRE SWEAT BEAUTY : L’ancien Procureur, Serigne Bassirou Gueye répond à Ousmane Sonko
Serigne Bassirou Guèye ancien Procureur de la République et actuel Président de l’Ofnac a fait face à la presse, hier, pour répondre à Ousmane Sonko. « Je suis ici juste pour clarifier à propos des accusations qui sont formulées à mon encontre par Ousmane Sonko depuis le début du dossier qui l’oppose à Adji Sarr », précise t-il. Visiblement très en verve, il poursuit : « Il me reproche trois Choses. Il dit que j’ai voulu l’arrêter quand on était en enquête préliminaire. Il dit que j’ai enlevé des éléments à décharges le concernant et introduit dans le dossier des pièces qui n’en faisaient pas partie uniquement pour le charger. Sur ces trois points, j’ai démontré qu’il s’agit d’affirmations fausses ».
De l’avis de Bassirou Guèye, il était impossible qu’il arrête Ousmane Sonko parce que, explique-t-il : « quand on poursuit un député à la gendarmerie, il n’y a que deux voies de procédures qui sont possibles. C’est la flagrance et l’enquête préliminaire. J’ai choisi cette dernière voie de procédure pour lui donner toutes ses chances. Une fois l’ayant choisi, je me trouvais dans l’impossibilité juridique d’arrêter Ousmane Sonko. Si on voulait l’arrêter, ce serait très simple mais on ne l’a pas voulu. Donc ce qu’il dit est faux ». Mieux, ajoute-t-il : « Il a dit que j’ai enlevé des éléments qui le chargent. L’élément qu’il dit que j’ai enlevé, c’est la réflexion du gendarme. Ce dernier, après avoir fini son enquête a mis une réflexion en disant qu’il pense qu’il y a des contradictions dans l’enquête qu’il a effectuée. Est-ce que des réflexions de gendarmes peuvent disculper Ousmane si oui c’est grave. Le gendarme a sorti trois choses qu’il dit le disculper. On a rien enlevé qui le charge, on a rien
mis qui le charge. Si je voulais l’arrêter, j’utilise la flagrance