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ACCUSÉ DE VOL: Un livreur est relaxé au bénéfice du doute

Le livreur El H. S. Fall est accusé de vol à l’arraché par la dame Nd. F. Diémé. Face au juge du tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, le mis en cause, avant de recevoir sa sentence, a demandé au juge s’il pouvait poursuivre son accusatrice après le procès. Selon lui, la dame l’a accusé à tort. 

C’était vers les coups de 18h, elle rentrait du travail. Elle se tenait sur la route, téléphone à la main, et soudain, un homme est venu lui arracher de force son bien, narre la plaignante, Nd. F. Diémé. Elle l’a poursuivi et le gars est monté sur un Jakarta pour prendre la fuite. Heureusement, un GMI qui était à côté la appréhendé et conduit à la police. Les faits se sont déroulés non loin du commissariat de police de Yeumbeul et il y avait une signature de contrat, ce jour-là, signale la dame.

Sur place, la victime déclare avoir identifié le sieur El H. S. Fall comme étant son agresseur. Elle ajoute avoir reconnu son accoutrement. 

Des propos réfutés par le mis en cause. Visiblement atteint par les accusations de Nd. F. Diélé, il n’a cessé de dire que la dame a fait une grosse erreur. « Elle a fait une énorme erreur. J’évite de penser à son accusation. En prison, je ne voulais pas y penser. Elle m’a fait du tort. Elle a fait une erreur. Je ne suis pas un voleur. Je suis livreur. Je ne conduis pas un Jakarta mais, une moto de marque Honda», répète-t-il devant le juge. Il revenait d’une livraison quand, en immobilisant sa moto devant la police de Yeumbeul, il entend une femme dire ‘’c’est lui qui m’a agressé. C’est lui qui a volé mon portable’’, en l’indexant. 

N’en croyant pas ses oreilles, il déclare avoir demandé à la plaignante si elle savait ce qu’elle disait. Contrairement à ce qu’a confié Mme Diémé, M. Fall signale qu’il est entré de son propre gré dans  le commissariat. 

Suite aux déclarations des deux parties, le procureur a requis l’application de loi. 

Avant de connaître sa sentence à la sortie de l’affaire, le prévenu a demandé au juge s’il pouvait à son tour poursuivre la plaignante. Le juge lui a indiqué de faire cette demande au maître des poursuites. 

El H. S. FALL a ensuite été relaxé par le tribunal au bénéfice du doute. 

 

F. D. B.

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