Les instructions sont finies et la balle est dans le camp des juges et la mise en cause a été auditionnée de même qu’une dizaine de prévenus. La demande de liberté provisoire a été rejetée.
Son avocat M. Amadou Barro a déclaré qu’elle a été auditionnée le mercredi dans le fond de l’affaire, par le doyen des juges d’instruction Maham Diallo qui assistait Mme Ndella Madior Diouf qui a répondu à toutes les questions.
« Toutes les parties au procès ont écouté à savoir les plaignants, ainsi que les prévenus, ceux qui sont en détention et ceux qui ont eu à bénéficier de contrôle judicaire, toutes ces personnes qui ont été auditionnées et entendues et maintenant le dossier va été clôturé et envoyé devant la juridiction du jugement a-t-il souligné soutenant qu’il va falloir que les juges prennent une ordonnance de clôture s’ils estiment que les faits relèvent d’une infraction pénale à partir de là il va renvoyer les prévenus devant la juridiction compétente pour les juger.
Placée sous mandat de dépôt en décembre 2023, Ndella Madior Diouf est poursuive pour « homicide involontaire, complicité dudit chef, traite de personnes, exercice illégal de la profession de médecine, privation d’aliment à des enfants ou de soins ayant entrainé la mort, obtention illicite de certificats aux fins d’inhumation, la mise en danger de la vie d’autrui, la non-assistance à personne en danger et exploitation d’une pouponnière sans autorisations ».
L’affaire a éclaté ce après que des vidéos filmées dans sa pouponnière montrant des enfants victimes de maltraitance ont circulé sur les réseaux sociaux. Son assistant Cheikh Tidiane Ndiaye, le gardien des lieux Djiby Sow et El Hadji Sène, animateur à Saphir Fm qui ont admis avoir enterré clandestinement deux bébés décédés dans la pouponnière ont été aussi inculpés puis placés sous contrôle judiciaire.
L’enquête menée par la Brigade de protection de la Sûreté urbaine a révélé que le nombre de bébés décédés est de 6.
Quatre huit (48) autres bébés qui ont été trouvés dans la pouponnière ont été évacués dans les structures de santé de la place pour une prise en charge