Un malheur n’arrive jamais seul, dit l’adage. Et Babacar DIAW ne dira pas le contraire. Comparaissant pour les faits d’association de malfaiteurs, vol en réunion, détention d’arme blanche sans autorisation, rébellion et détention de chanvre indien, Babacar, blessé par les limiers lors de l’interpellation d’un supposé agresseur, a été arrêté et déféré parce qu’il est passé au commissariat pour leur parler de leur bavure.
Venu acheter de l’aliment pour son cheval, Babacar DIAW a eu la mal chance de tomber de tomber sur un affrontemententre les policiers et des jeunes du quartier. Ces derniers s’opposaient à l’arrestation de leur voisin Thierno TOP. Et, les forces de l’ordre qui ont dû utiliser des gaz lacrymogènes pour saisir M. TOP, ont blessé Babacar sur la joue sans le savoir. En effet, note ce dernier, un des gaz lui a frôlé le joue. Mal en point, il s’est rendu à l’hôpital. A son retour, le gérant du magasin lui a conseillé de se rendre à la police pour dire aux limiers qu’ils l’ont blessé avec un tir lacrymogène. Il exécute. Et malheureusement pour lui, les policiers au lieu de l’écouter, l’ont bonnement interpellé et accusé des délits d’association de malfaiteurs, vol en réunion, détention d’arme blanche sans autorisation, rébellion et détention de chanvre indien.
A la barre, le plaignant Mamadou Mactar a déchargé Babacar DIAW. Il déclare qu’il ne connait pas le mis en cause et qu’il ne fait pas partie de ceux qui lui ont agressé. Revenant sur les faits Mactar explique que Thierno TOP en compagnie de deux de ses amis l’a agressé. Ils ont fait usage de violence pour lui prendre son téléphone portable. Après leur forfait, il note que Thierno TOP est revenu vers lui pour lui demander de pardonner à ses amis car, ils l’ont agressé. Ils étaient sous l’emprise de l’alcool. La victime et ses agresseurs habitent le même quartier.
Arrêté par les limiers le lendemain des faits, alors qu’il prenaittranquillement l’air devant chez lui, Thierno TOP a nié les faits. Selon lui, la victime l’a indexé parce qu’il est populaire car, son frère est un lutteur. Il déclare qu’il ne connait pas Mamadou Mactar. Le prévenu Thierno TOP a réfuté toutes les accusations. Cependant, il reconnait avoir détenu deux joints lors de son interpellation. Pourtant, les limiers l’accusent d’avoir ameuté tout le quartier pour que les habitants s’opposent à son arrestation. Les forces de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les jeunes afin de l’amener au commissariat.
La perquisition effectuée dans sa chambre a permis aux limiers de saisir deux coupe-coupe, un couteau et un cornet de chanvre indien.
Convaincu de la culpabilité du sieur TOP, le procureur a requis 2 ans de prison ferme en son encontre. Concernant Babacar DIAW, il a demandé au juge du tribunal départemental de Pikine-Guédiawaye de le relaxer.
Le magistrat a suivi sa réquisition. Le prévenu devra payer la somme de 65 000 francs CFA à la victime.
Fanta DIALLO BA