Le collège des délégués du personnel d’Assistance service (2AS), affilié au Syndicat unique des travailleurs du transport aérien et des activités annexes du Sénégal (Suttaaas) de l’aéroport international de Diass (AIBD), est sur le pied de guerre. Ils comptent décréter une grève de 48h, en début juillet, si leur plateforme revendicative n’est pas satisfaite ou, au moins, discutée.
«Comment, dans un contexte de transition où la commission paritaire (partenaires sociaux et tutelle) qui aurait dû voir le jour depuis longtemps pour se réunir et se pencher sur nos préoccupations, laisse la place à la distribution de bonus à des privilégiés de la direction, à deux mois du rachat. Aucune visibilité sur les intérimaires en fin de contrat. Aucune garantie sur le retour des intérimaires arrêtés durant la période Covid-19, en plus d’une pléiade de stagiaires, sans aucun respect des dispositions légales», a d’emblée indiqué le coordonnateur du collège des délégués du personnel de 2AS, El Hadj Moussa Samb, dans une note transmise à la presse, hier.
Et la même source de renseigne: «Au regard de ce qui précède, le collège des délégués, en par faite entente avec le Suttaaas, va introduire un préavis de grève qui prendra effet en début juillet. En espérant des mesures diligentes, afin d’éviter des remous sociaux dont notre pays devra se faire l’économie». Autrement dit, a-t-on appris de la note, leur volonté commune d’un appel à la grève de 48 heures des travailleurs de l’AIBD assistance service (2AS), est conforme aux articles L273 du Code du travail et I.25 de la Constitution sénégalaise. Cette mobilisation prendra la forme d’un arrêt du travail à compter du 7 juillet 2023, pour 48 heures.
Cette décision, souligne-t-on dans le document, concerne l’ensemble des salariés de l’entreprise et a pour cause, la dé gradation des conditions de travail, la préservation des droits des travailleurs, le non respect des points de conciliation établis par l’inspecteur du
travail et de la sécurité sociale de Thiès à travers un procès verbal de conciliation partiel du 20 décembre 2022, le non-res pect du décret 2009-1412 du 23 décembre 2009 portant respectivement, sur la protection du personnel intérimaire (tempo raire) qui est affecté à des travaux permanents, le reclassement des travailleurs engagés sur des travaux relevant d’une catégorie supérieure, l’octroi d’un local délégué, équipé conformément au Code du travail.
En effet, le collège dénonce «le manque de volonté manifeste sur les points de non conciliation que sont le non-respect du protocole de conciliation de décembre 2021 en ses articles L4 et L5 portant sur l’effectivité du paiement de la seconde tranche du complément de transport, de revalorisation des salaires et de la prime de logement, le point portant sur la mise en place d’un statut pour les cadres et l’harmonisation des avantages pour tous les responsables, le non-respect des articles L135 et L138 du Code du travail pour les agents administratifs qui font 45 heures par semaine, imposées par la direction sans paiement de majoration».
Les autres points concernent la mise en place de l’actionnariat salarié conformément aux conclusions du comité de transfert de 2016, la mise en place de l’indemnité de sécurité aérienne (ISA), la mise en place d’une prime de polyvalence pour rémunérer le staff aux qualifications multiples d’un montant de 75 000 fcfa, le sous-effectif criant, la sur charge de travail occasionnant des maladies professionnelles, un capital humain démotivé et mal formé, un matériel de servitude insuffisant, avec des anomalies qui constituent des risques permanents pour la sécurité du personnel et des aéro nefs.