Suite mais pas de ce qui est convenu d’appeler l’affaire de détournement de 29 milliards du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac). Après le verdict rendu par le juge Mamadou Yakham Keïta du tribunal correctionnel de Dakar, le procureur général a décidé d’interjeter appel. Le ministre du tourisme va, également, faire appel de la condamnation du leader du Pastef même s’il reconnaît que la justice a lavé son honneur après le verdict rendu d’hier.
«Mes avocats et moi estimons que c’est insuffisant. Il m’a accusé d’avoir détourné 29 milliards. Il n’a qu’à trouver le maximum, parce qu’il a créé beaucoup de dégâts», a d’emblée déclaré Mame Mbaye Niang face à la presse, hier. Poursuivant le ministre du tourisme et des loisirs d’ajouter: «La deuxième manche est entamée. Nous allons faire appel.
C’est la deuxième mi temps de cette affaire. Nous avons demandé 29 milliards et on demande à ce que le tribunal l’augmente (les dommages et intérêts). On va prendre un huissier pour qu’après le ver dict, sa maison soit saisie».
Avant de faire savoir que les ressources issues de ce procès en diffamation seront utilisées à bon escient. «Je précise qu’aucun franc ne me revien dra. Ma famille ne verra pas également cet argent. Je vais séparer en deux cette somme. Tout l’argent sera versé aux daara et aux victimes causées par Ousmane Sonko qui les a appelés à la mort tout au long de ce procès», a encore révéla Mame Mbaye Niang.
A noter, également, que le procureur de la République a fait appel de la décision rendue en première instance dans l’affaire opposant le ministre Mame Mbaye Niang ainsi que le ministère public, à Ousmane
Sonko.
Dans cette affaire, le parquet, qui a cité le leader de Pastef après une enquête de la Division des investigations criminelles (Dic), avait requis, lors du procès, deux ans dont un an ferme contre le leader de Pastef pour diffamation, faux et usage de faux en écriture privées mais aussi trois mois ferme pour injure publique. Ce, en plus d’un mandat d’arrêt.
Parallèlement, le ministère public a déclenché l’instruction de la plainte pour mise en danger de la vie d’autrui, at teinte à l’intégrité, appel au meurtre, diffusion de fausses nouvelles et diffamation déposée par Frédéric Napel contre le maire de Ziguinchor, renvoyé aussi devant la Chambre criminelle dans l’affaire Sweet beauty.
Ousmane Sonko a été condamné à deux mois de pri son avec sursis, assortis de 200 millions de francs Cfa de dommages et intérêts.