Ce n’est pas la première fois que l’Etat prend une décision relative à la réduction du coût du loyer. En 2014, l’État du Sénégal avait fait voter la loi 2014- 03 du 22 janvier 2014, portant baisse des loyers. Cette loi n’a pas été efficace. Elle n’a pas at teint les objectifs fixés. L’Etat est revenu à la charge. Le Président Macky Sall, par décret, a décidé de modifier cette loi. Les prix des loyers à usage d’habitation sont encore revus à la baisse pour grand bonheur de certaines populations qui s’exultent déjà.
Député de la majorité présidentielle, Adji Mbergane Kanouté rassure que les députés sont arrivés à faire des rectificatifs pour améliorer la loi. « Si on arrive à voir les manquements
parce qu’effectivement la loi de 2014 relative à la baisse du loyer n’avait pas de mesures d’accompagnement assez concrètes. C’est ce qui a valu qu’il y ait ce décret que le président de la Ré publique puisse revoir tout cela pour véritablement soulager les Sénégalaises et les Sénégalais », a-t-elle expliqué. Avant d’ajouter : « comme je vous l’ai dit tan tôt concernant les lois votées en faveur des femmes, il y a beau coup de lois qui sont votées mais il y a un problème par rapport à l’applicabilité. C’est pourquoi je dis avec cette nouvelle donne, il y a un cadre qui a été mis en place pour réguler le secteur. Il y a des mesures d’accompagne ment. Cela va véritablement soulager la population ».
A son avis, l’objectif du Président Macky Sall, ce n’est pas seulement la baisse du prix du loyer mais de donner à chaque Sénégalais un toit. « Sa vision va plus loin. Cette ambition est en marche avec la construction de logements sociaux dans presque toutes les régions du Sénégal. La commission a fait son travail. Si nous avons constaté qu’il y a eu des manquements pour une correction et une amélioration, c’est parce que la commission a fait un travail, qui a permis de voir là où ça n’allait pas et que le Président a apporté les corrections qu’il fallait », dit-elle.
A l’en croire, il y a des mesures d’accompagnement. Il y a égale ment un cadre qui a été mis en place pour réguler le secteur. Il y a également l’invite de la po pulation sénégalaise à la dénonciation. « Il faudrait aussi que les Sénégalais refusent le diktat des bailleurs. Même si je suis d’accord qu’il faudrait réfléchir à comment accompagner les bailleurs également. Peut-être par des dispositions réglementaires d’allégements fiscaux. Le bailleur doit être considéré dans cette étape assez importante. Le Président Macky Sall en est conscient. Nous restons optimistes. Les choses s’amélioreront », se réjouit-elle.
…qui magnifie l’idée d’amnistier Khalifa Sall
Le Chef de l’État a demandé au ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall « d’examiner dans les meilleurs délais les possibilités et le schéma adéquat d’amnistie pour des per sonnes ayant perdu leurs droits de vote. Mais, depuis lors, les choses tardent à se concrétiser, poussant même certains à se demander si cette loi d’amnistie sera finalement votée. Pour Adji Mbergane Kanouté, on peut bien s’attendre à ce que la loi d’amnistie soit votée avant la présidentielle de février 2024. « C’est à fortement saluer et puis magnifier l’initiative prise
par le Président Macky Sall. Il veut donner certainement la chance à tout le monde pour la présidentielle de 2024. Il faut savoir que c’est le Conseil constitutionnel qui avait inva lidé la candidature de Karim et de Khalifa. Ce n’était pas l’État. Donc, si aujourd’hui, une loi d’amnistie est agitée, moi, personnellement, je ne peux que saluer. Le Président s’est tou jours présenté comme un fédérateur, qui a toujours eu une démarche inclusive et participative, donc pourquoi pas », a expliqué la député. Elle rappelle que l’ancien maire de Dakar est
un artisan des victoires de Benno.
« En 2012, à la présidentielle, il était là. Lors des lé gislatives, en 2012, il était là. Je suis favorable et je pense que Benno est favorable à cette loi d’amnistie. Parce que l’initiative vient du Président Macky Sall. Et, le Président n’a pas cité Khalifa et Karim. Il a dit à tous les Sénégalais qui ont eu maille à partir avec la Justice et qui ont certainement perdu leurs droits civiques ». A la question de savoir si les délais ne sont pas courts, il rétorque : « C’est toujours faisable, à mon avis ». Par ailleurs, Adji Mbergane Ka
nouté s’est prononcée sur les affirmations des députés de Yewwi Askan Wi selon les quelles ils ont déposé plusieurs questions orales et écrites et ils n’ont eu que peu de réponses. Elle rappelle qu’à l’Assemblée nationale, il y a une procédure régulière. « Nous ne cédons pas au chantage. Le président Amadou Mame a un calendrier. Si des députés veulent s’adonner à des coups d’éclats, c’est leur problème. Nous, nous travaillons correctement, selon les modalités d’organisation de l’Assemblée nationale.
Les questions orales et écrites comme la proposition de loi, je suis d’accord, cela a cours à l’Assemblée nationale mais, il faudrait effectivement respecter la procédure régulière », a sou tenu le député de la majorité présidentielle. Et d’ajouter : « Des députés ne peuvent pas mettre la pression sur Amadou Mame Diop, le président de l’Assemblée pour qu’il puisse, ici et maintenant, faire ce qui n’est pas régulier. Non. Ils le sa vent. C’est une procédure régulière. Ils sont dans la banalisation des Institutions. Ce sont des ignorants ».
Par Sabel SEN