La jurisprudence Moustapha Cissé Lô et Mbaye Ndiaye s’applique au désormais ex député Aminata Touré, déchue de son poste sur demande de l’Alliance pour la République (Apr) qui a adressé une lettre au président de l’Assemblée nationale. Après avoir statué, hier, le bureau a majoritairement voté pour la radiation de la non-inscrite avec l’apport des membres de la coalition Wallu.
Sur la demande de l’Alliance pour la République (Apr), le bureau de l’Assemblée nationale de la 14e législature s’est penchée, hier, sur le «cas» Aminata Touré qui a démissionné du groupe parlementaire Bennoo bokk yakaar (Bby) et devenu non-inscrite au lendemain de l’élection du président de l’hémicycle. Conformément à l’article 60 de la Constitution qui demande la perte de mandat d’un député qui démissionne de son groupe, il est ressorti de l’urne 10 voix pour et 6 contre.
Mais, la différence a été apportée par la coalition Wallu, qui parle de logique politique. «Pour avoir une opposition forte, Wade avait demandé à ce qu’il y ait une loi allant dans le sens de restreindre la transhumance. Parce que le Pds en a beaucoup souffert. C’est dire que nous sommes dans une logique pour avoir institué l’article 60 de la Constitution et l’article 7 du Règlement intérieur de l’Assemblée national.
Le groupe parlementaire «liberté et démocratie» du Parti démocratique sénégalais (Pds) a été en phase pour cette décision parlementaire validée par le bureau», a tenté de justifié la députée Naffisatou Diallo sur Tfm, hier. Et d’ajouter que «nous avons reçu une lettre de motivation qui demande la radiation de Mimi Touré et nous l’avons voté pour être conséquents avec nous-mêmes, c’est une question interne à leur parti que nous ne maitrisons pas». Laissant entendre que l’essentiel, comme au Pds, c’est que «quand il y a collision avec le règlement intérieur du parti, le membre est considéré comme démissionnaire de fait».
La première vice-présidente du groupe parlementaire «Benno bokk yakaar» dira, pour sa part, que Mimi Tour a été simplement victime de sa mauvaise pratique parlementaire et de ses actes posés à l’encontre de son parti. «L’assemblée nationale a reçu une lettre datée du 7 janvier des membres de l’Apr saisissant le président de l’hémicycle pour demander la déchéance de la députée Aminata Touré. C’est ainsi que la loi a été appliquée dans toute sa rigueur conformément à l’article 60 de la Constitution. S’y ajoute Mme Aminata Touré pose, depuis sa démission de Bby, des actes contraires à la discipline et règlement intérieur du de l’Alliance pour la République. D’ailleurs, nous nous rappelons de la jurisprudence Mbaye Ndiaye et Moustapha Cissé Lô, Issa Sall du Pur», a réagi Adji Mbergane Kanouté sur Tfm.