Près d’un mois après leur brillant parcours en Angola, les basketteurs et leur encadrement attendent toujours leur dû, une situation malheureusement récurrente qui ternit l’image du sport sénégalais.
Cela fait bientôt un mois que les Lions de basket ont offert au Sénégal une précieuse médaille de bronze à l’Afrobasket masculin en Angola. Pourtant, la joie de cette performance est aujourd’hui amère. Selon plusieurs sources concordantes, les joueurs, le staff technique, médical et administratif n’ont toujours perçu aucune prime liée à cette compétition.
Ni les primes de regroupement, ni les primes de match, ni les bonus promis pour la médaille n’ont été versés aux partenaires de Brancou Badio, pourtant portés en héros à leur retour de Luanda. Cette attente interminable crée une frustration d’autant plus grande que ce retard n’est malheureusement pas une première.
Une fâcheuse habitude
En effet, cette situation semble s’inscrire dans une fâcheuse habitude. Lors du tournoi de pré-qualification à la Coupe du monde organisé par le Rwanda en août 2024, la tutelle avait déjà fait preuve d’une lenteur déconcertante. Les primes des joueurs et de l’encadrement avaient mis plus de cinq mois à être versées, un délai jugé inadmissible pour des athlètes qui portent haut les couleurs nationales.
Des inégalités de traitement qui interrogent
Ce qui est peut-être plus inquiétant encore, ce sont les inégalités flagrantes dans le traitement des différentes sélections. D’après notre source pour l’équipe nationale féminine, seuls l’entraîneur américain Otis Hughley Junior, ses assistants étrangers et les joueuses ont reçu leurs primes.
La délégation ministérielle, les officiels fédéraux et surtout les assistants techniques sénégalais, pourtant pierres angulaires de l’encadrement au quotidien, n’auraient, quant à eux, toujours rien reçu. Cette information, si elle se confirme, soulève de sérieuses questions sur les priorités et la gestion de la fédération.
Un signal désastreux à la veille des Jeux Olympiques
Alors que le Sénégal se prépare pour les prochains grands rendez-vous sportifs, dont les Jeux Olympiques, ce traitement réservé à nos athlètes est un signal désastreux. Comment exiger des performances de haut niveau, un engagement total et un sacrifice sans faille lorsque la contrepartie la plus élémentaire, à savoir la rémunération promise, n’est pas honorée dans des délais raisonnables ?