Les travailleurs de la caisse de sécurité sociale dénoncent ce qu’ils appellent une tentative d’intimidation et d’harcèlement de la part de la direction générale. Ce cri de cœur intervient après que pratiques fallacieuses aient été notées concernant des affectations, précédée d’un scandale du présumé détournement de fond. D’après eux, un des délégués du personnel a d’ailleurs reçu une sommation interpellative. Une mise en demeure que préfère minimiser Omar Fouta Badiane, porte-parole du personnel qui s’engage à aller jusqu’au bout de son combat.
A en croire le porte–parole du personnel de la caisse de sécurité sociale, certains de ces collègues ont reçu des convocations intempestives venant du directeur des ressources humaines et du chef du personnel. Des convocations suivies une sommation indiquant une réponse directement précise Omar Fouta Badiane. « Ce que nous avons refusé il a demandé à que nous l’indiquons un délai et on lui a fait comprendre qu’on ne pourrait que prendre la sommation et décharger. Ensuite ça sera à nous de juger et finalement il a évoqué qu’il va prendre ça comme un refus de prendre la sommation et on s’est séparé à ce terme », souligne Omar Fouta Badiane sur les ondes de RFM Radio.
Il indique par ailleurs que ces altercations se sont déroulées sous la présence du directeur des ressources humaines de la caisse de sécurité sociale. Une société parapublique qui selon lui, appartient à tous les sénégalais. « C’est pour cette raison on ne peut rester les bras croisés sans rien faire. Un directeur général qui est à la retraite depuis deux années, un intérim qui est fait par un directeur financier et de la coopérative, accompagné d’une secrétaire générale », dénonce Omar Fouta Badiane.
En effet, il estime qu’actuellement l’entreprise est dans un désordre total, marquée par des séries d’affectation à ne pas finir et sans raison valable. Il a fait savoir aussi que beaucoup de chefs d’agences ont été relevés de leurs fonctions et un directeur général tout simplement parce que lors de la visite du ministre du travail, ce dernier a eu le culot d’avancer des propos comme « le système ne marchait pas ». Des propos qui lui ont coûté sa carrière car juste après le départ de la tutelle, « il a été démis de ces fonctions et rétrogradé au poste de conseiller technique », a rappelé le porte-parole du jour, dénonçant une dictature de la part de la direction.