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CANDIDATURE DE BASSIROU DIOMAYE FAYE DE L’EX PASTEF Ndiaga Sylla donne les arguments de sa légitimité

Un parti politique dissout ne peut, en aucun cas, présenter un candidat à la candidature d’une élection présidentielle. De l’avis de l’expert électoral, qui s’exprime ainsi, cela n’empêche pas, pour autant, à ses membres d’être candidats. Autrement dit, renseigne-t-il, la désignation de Bassirou Diomaye Faye comme «deuxième plan d’actions» de l’ex Pastef, 48 heures après la confirmation par la Cedeao de sa dissolution, est plus que légitime.

«Il y va de soi qu’un parti politique dissous n’a pas capacité à investir un candidat. Toutefois la dissolution d’un parti politique n’entraîne pas la déchéance électorale de ses responsables et membres», affirme Ndiaga Sylla. Qui argumente: «Ni la Loi n ° 81-17 du 6 mai 198 relative aux partis politiques, modifiée ni le Code des Obligations Civiles et Commerciales (Cocc), ni le Code électoral ne stipulent l’interdiction de se présenter à une élection». A l’en croire, en matière de dissolution, «la loi régissant les partis politiques fait un seul renvoi relativement à la liquidation des biens conformément à l’article 817 du COCC. Il y a juste que L.57, alinéa 3 du Code électoral définit le statut du candidat indépendant. Ainsi est considéré comme « candidat indépendant, celui qui n’a jamais milité dans un parti politique ou qui a cessé toute activité militante depuis au moins un an».

Or, poursuit Ndiaga Sylla, la candidature «peut être portée par un parti politique, une coalition de partis politiques ou une entité regroupant des personnes indépendantes». En conséquence, les candidats de l’ex-Pastef et les candidats issus des rangs de Benno bokk yakaar (Bby) autres que le candidat investi, dira-t-il, «sont tenus de se présenter à l’élection présidentielle sous la bannière d’un autre parti politique ou coalition de partis politiques».

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