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CELEBRATION DE LA 130EME EDITION DU MAGAL DE TOUBA: Les dahiras, facteurs révélateurs de la dimension économique de l’événement

 

Deux jours avant le grand magal de Touba, les fidèles sont dans les derniers préparatifs. Avec le Magal, l’économie du Sénégal augmente. Les talibés mourides ont le désir d’augmenter chaque année les efforts consacrés au Magal. La plupart des dahiras mourides se trouvant à Dakar prennent souvent départ dans la nuit du 16 safar. Ils profitent des derniers jours, pour pouvoir finaliser les dépenses au niveau des marchés.

Si Touba se transforme en une cité commerciale, Dakar et les autres régions en profitent avant le départ des fidèles. Ce mardi, le marché de Thiaroye est bondé de clients. Si certains effectuent des petits achats, d’autres comme les dahirass’activent pour les dernières dépenses liées à la consommation, l’achat des denrées alimentaires, avant d’effectuer le départ pour la ville sainte de Touba. La plupart des dahiras mourides se trouvant à Dakar prennent souvent départ dans la nuit du 16 safar, c’est-à-dire deux jours avant l’évènement.

Avant de rallier la ville sainte, hommes et femmes membres de différents dahiras, décident d’effectuer les dépenses en groupe afin de finaliser les derniers réglages. Rencontrée au marché, Ndeye Ngoné fait partie du Dahira « Miftahou Sahanda »Touba Fith Mith. Selon elle, leur association confrérique a l’habitude d’acheter les légumes et d’autres « le nougou » le jour de leur départ à touba pour éviter qu’ils se fanent. « Les légumes se fanent rapidement surtout si on les achète très tôt. Raison pour laquelle nous avons l’habitude d’acheter tout ce qui aille dans la cuisson le jour de notre départ. Et arrivées, chez nous on l’étale pour qu’il prenne air et de pouvoir l’emballer ensuite avant l’arrivée du bus à l’heure convenu », a-t-elle fait savoir.

Chaque dahira réalise en effet, plusieurs dépenses pour les besoins du Magal, malgré la cherté de quelques denrées alimentaires dont les prix, selon Ndeye Ngoné, diffèrent par marché. Elle estime par ailleurs que le marché de Thiaroye est plus chaleureux en termes de prix. « Nous avons décidé de rester ici au marché de la parcelle vu que ce n’est pas loin de chez nous mais aussi, car le marché Thiaroye pendant la saison des pluies, il a tendance à être salle. Cependant les prix peuvent varier de 100 ou 150 ça dépend des Kg », a-t-elle confié.

Accompagnée de Aida, Marie et deux hommes pour la supervision, Ndeye Ngoné qui s’est vu être confiée les dépenses de son dahira révèle que la présence des hommes de cette même organisation religieuse consiste à veiller à ce que l’argent soit bien dépensé. Ces derniers servent également d’assistance car les aident à porter les gros sacs. « Nous femmes, nous avons l’habitude d’être très généreuses au marché. On ne calcule pas dès fois qu’il y a d’autres dépenses à faire à l’arrivée. Raison pour laquelle nous sommes accompagnées de deux de nos Dieuwrigne pour la supervision ».

Le Magal de Touba est devenu un événement majeur dans la vie socio-économique du pays, profitable à tous. La dimension économique de l’évènement reste, pour ainsi dire, un volet d’une importance capitale. Et chaque année, ce sont des millions de musulmans, venus de tous le Sénégal et du monde entier, ou demeurant à Touba et dans ses environs, qui viennent répondre à l’appel du vénéré Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké.

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