CHARLATANISME ET ESCROQUERIE: Un « magicien » gruge plus de 4 millions de francs Cfa à ses bienfaiteurs…
B. Cissé sait comment faire pour profiter de la compassion des gens. De petite taille, mine triste, le sieur interpelle les gens dans la rue pour quémander de l’argent afin de payer son ticket de transport. Malheur à celui qui lui donne de l’argent. Et les plaignants P. Fall et O. Ngom l’ont appris à leurs dépens.
En effet, signale le juge, O. Ngom et P. Fall ont rencontré le mis en cause dans la rue, chacun de son côté. Ce dernier a demandé la somme de 500 F CFA à O. Ngom et 1000 F CFA à P. Fall afin de payer son ticket de transport.
Ngom comme Fall, lui ont remis la somme demandée. Pour les remercier, le mis en cause demande à chacun d’aller acheter un œuf et des feuilles blanches pour faire des offrandes. Ils acceptent. Voyant que son plan marche, il donne aux sieurs des bains mystiques à faire.
Après avoir fait usage de ces bains, les plaignants deviennent ses ‘’esclaves’’. Ils se plient à ses désirs sans broncher. Ils donnaient au prévenu tout ce qu’il leur demandait. C’est sur ces entrefaites que le premier nommé lui a remis la somme de quatre (4) millionsF CFA. O. Ngom, pour sa part, lui a donné trois cent cinquante mille (350 000) francs CFA. Après avoir encaissé les quatre millions trois cent cinquante mille (4. 350 000) francs, B. Cissé s’évapore dans la nature. Ces bienfaiteurs ne l’ont plus revu. Les faits ont eu lieu en 2019 entre Pikine et Guédiawaye. Comme un crime n’est jamais parfait, au courant de ce mois de mai, Cissé refait surface et sera appréhendé.
Niant les faits d’escroquerie et de charlatanisme, Cissé revient sur son arrestation. Selon le mis en cause, Fall s’est jeté sur lui alors qu’il descendait du bus en disant qu’il l’avait escroqué. Jurant qu’il ne connait pas les plaignants, il ajoute à la barre que ces derniers se sont trompés sur sa personne.
Pour le procureur, le prévenu a fait des tours de magie pour prendre l’argent des gens. Il requiert l’application de la loi pénale.
Allant dans la veine que son client, l’avocat de Cissé plaide pour la relaxe du prévenu. Selon lui, les parties civiles n’ont aucune preuve. De plus, ajoute-t-il, le délai de la prescription est dépassé, les faits ont eu lieu en 2019. Les prévenus n’ont posé aucun acte au moment des faits.
Déclaré coupable par le juge du tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye, Cissé a été condamné à six de prison ferme. Les intérêts des parties civiles, absentes lors du procès, ont été réservés.
Fanta DIALLO BA