CLIMAT POLITIQUE TENDU ET MENACES SUR LA STABILITÉ DU PAYS La société civile appelle à un dialogue sincère
Des organisations de la société, entre autres le Gradec, le Forum social sénégalais lancent encore une fois un nouvel appel à un dialogue sincère. Ils invitent le Président de la république à prendre d’urgence les mesures les plus appropriées permettant d’apaiser la situation et d’assurer le respect des libertés garanties par la constitution ainsi que les valeurs et principes démocratiques qui seuls peuvent garantir une paix et une stabilité durable.
Selon ces organisations sénégalaises, le Sénégal traverse depuis quelque temps des moments difficiles suite à une tension extrême due à une confrontation entre pouvoir et opposition. Laquelle découle de graves violations du droit des citoyens, notamment des partis politiques, des membres de la société civile et des activistes à exercer leurs droits reconnus et garantis par la Constitution.
« Les événements violents survenus à Mbacké le vendredi 11 février, que nous déplorons du reste, suite à l’arrêté illégal préfectoral interdisant le meeting de l’opposition et les tracasseries policières dont sont victimes les partis de l’opposition en général et le leader du parti Pastef en particulier avec à la clé des arrestations tous azimuts interpellent tous les démocrates attachés à la paix, à l’exercice des libertés individuelles et collectives et à la sauvegarde du climat de stabilité dont notre pays continue de bénéficier dans un contexte sous régional très tendu », soutenu les organisations de la société civile.
Prenant l’exacte mesure des graves conséquences qu’une telle situation pourrait avoir pour la sécurité et la stabilité du Sénégal, elles appellent l’Etat ainsi que toutes les parties engagées dans cette crise, à prendre toutes les mesures de nature à apaiser le climat politique et à sauvegarder la cohésion nationale. Elles les invitent au respect des droits de tous les partis politiques et citoyens à exercer librement dans le respect des lois et des textes en vigueur leurs droits constitutionnels de manifestation pacifique.
Elles exhortent l’administration à observer une posture républicaine de neutralité et d’équidistance vis-à-vis de tous les partis politiques. Mieux, ces organisations demandent la garantie du droit à l’information des citoyens en rétablissant le signal du groupe Walfadjri « injustement suspendu ». En outre, elles exigent la libération de toutes les personnes détenues pour des délits d’opinion ou arrêtées dans le cadre de manifestations et l’arrêt de toutes les poursuites ainsi que de la violence perpétrée contre les citoyens d’où qu’elles viennent.