Le débordement du fleuve Sénégal peut présenter des risques d’inondations dans la région de Matam. Après le dépassement de la côte d’alerte depuis dimanche dernier les effets collatéraux commencent à se faire sentir dans certaines localités du « Dande Mayo » où des pompistes et ouvrages sont devenus impraticables. Les responsables du collectif « Dande Mayo Émergent » dénoncent la sourd oreille des hautes autorités du pays malgré les alertes lancées depuis le mois de mai dernier.
Avec 8,03 mettre d’agitation ce lundi matin vers 8 heures la Tendance haussière se poursuit au niveau du fleuve Sénégal. Après la déviation de Douloumadji et le vieux pont de Diamelqui est même fermé à la circulation hier lundi, par le préfet du département de Matam. La vie se complique davantage dans le Dandé Mayo sud, la montée, l’envahissement des eaux sont en train d’isoler de nombreuses localités de la zone, selon les informations qui nous ont été révélées. Ce qui fait d’ailleurs une situation regrettable et douloureuse pour les populations qui par la voix de leur porte-parole qui répond au nom de Yaya Ndiaye, président du collectif « Dadé Mayo Émergent » dénonce la sourde oreille des autorités centrales. « Il y a trois à quatre mois l’ANACIM (Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie) avait fait des prévisions disant que cette année il y aura beaucoup d’eaux et il y aura aussi des risques d’inondations et de débordement du fleuve. Cette situation est arrivée aujourd’hui et nous avons dépassé la côte d’alerte et la population du Dande Mayo qui vit aux abords du fleuve Sénégal est inquiète », a déclaré le président du collectif « Dade Mayo Émergent ».
Il affirme par ailleurs que la dernière fois, une rencontre a été organisée avec la CRD, il avait averti que le Dande Mayo reçoit deux types d’eaux. Et Yaya Ndiaye dénonce l’absence d’une commission depuis lors et révèle qu’aucune solution d’urgence n’a été mise en place. « Nous avons écrit des courriers pour expliquer cette situation, on a écrit au ministre de l’agriculture, au ministre des infrastructures malgré tout cela rien. Ainsi nous attirons l’attention du chef de l’Etat sur notre situation », a-t-il ajouté.
Face à cette menace, le Plan ORSEC (l’outil de gestion des crises et des catastrophes au Sénégal, incluant les inondations) n’est toujours pas déclenché et les autorités administratives locales restent en alerte en plus des engins déployés par l’AGEROUTE les autorités assurent de la disponibilité des milliers de sacs à terre.