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DÉCLARATION DE POLITIQUE GÉNÉRALE : Amadou Ba appelle Ousmane Sonko au respect d’un devoir sacré

Le débat sur la déclaration de la politique générale n’en finit toujours pas d’enflammer la toile. Des juristes, des acteurs et analystes politiques ainsi que des membres de la société civile ont tenté d’apaiser la situation à travers des propositions et une médiation en vue d’éviter une crise entre l’exécutif et le législatif. Loin des attractions depuis sa défaite à la dernière élection présidentielle, l’ancien premier ministre du régime de Macky Sall a remis une couche dans le sens de cette déclaration tant attendue par les sénégalais. D’après les propos d’Amadou Ba, la DPG n’est pas seulement une obligation constitutionnelle, mais un devoir sacré.

Comme à l’image des nombreux acteurs politiques qui se sont prononcés sur la question, Amadou Ba estime que la déclaration de la politique générale est une obligation dans un État de droit, une tradition à perpétuer pour préserver la démocratie du pays « L’article 55 de notre Constitution impose au Premier Ministre de présenter sa DPG devant l’Assemblée nationale. Il est impératif de perpétuer cette tradition républicaine, gage de transparence et de responsabilité gouvernementale. La démocratie repose sur des institutions solides et des pratiques républicaines scrupuleusement respectées par tous. La Déclaration de Politique générale (DPG) du Premier Ministre, loin d’être un simple exercice de communication, constitue un moment décisif où le gouvernement s’engage, devant le peuple, à travers ses représentants élus, à suivre un cap précis selon les orientations du Président de la République », a-t-il écrit samedi sur ses plateformes digitales.

Sur l’annonce d’Ousmane Sonko qui a menacé de tenir sa déclaration de politique générale en dehors de l’hémicycle, l’ancien chef du gouvernement sous l’ère de Macky Sall a dénoncé une pratique contraire à la constitution. Il a par ailleurs rappelé avoir accompli ce devoir dans les mêmes circonstances qui se présentent aujourd’hui, devant Ousmane Sonko. « Faire la DPG dans l’enceinte de l’Assemblée nationale, devant les élus parlementaires, n’est pas seulement une obligation constitutionnelle, c’est un devoir sacré. C’est pour cette raison qu’en tant que Premier Ministre, j’ai fait ma DPG devant l’Assemblée nationale, dans les trois mois qui ont suivi ma nomination, et fait face à la motion de censure que les députés d’un groupe parlementaire avaient introduite », a rappelé Amadou Ba.

Afin d’éviter une crise institutionnelle susceptible de fragiliser notre démocratie, l’actuel « leader de l’opposition » appelle à « veiller à ce que chaque étape de notre processus démocratique soit scrupuleusement respectée (…). Notre commune volonté à veiller sur ces principes renforcera notre démocratie et consolidera la confiance de nos concitoyens envers leurs dirigeants », a-t-il conclu.

D. DEME

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