DEPOT D’UNE LETTRE DE PROTESTATION PAR ‘LE CHEMIN DE LA LIBERATION’ Plus de 300 policiers mobilisés à l’accueil
Le ministre de l’intérieur n’a pas hésité à déployer de gros moyens pour «recevoir» la lettre de protestation des responsables de la plateforme «Le chemin de la libération», hier. Guy Marius Sagna et Cie ont eu droit à un comité d’accueil de plus d’une centaine de policiers. Un dispositif qui, d’après eux, n’avait pas sa raison d’être.
«Ce matin du 24 août 2023, la plateforme «Le Chemin de la Libération» a déposé une lettre adressée au ministre de l’Intérieur, visant à protester contre les interdictions arbitraires et systématiques des manifestations pacifiques qui ont persisté durant ces derniers mois. À cette occasion, un imposant dispositif policier a été déployé tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du ministère. Plus de 300 policiers ont été mobilisés par le gouvernement du président Macky Sall, tout cela pour le dépôt d’une lettre de protestation», peut-on lire dans le communiqué de ladite plateforme. La même source de renseigner, en outre, que «durant l’événement, nous avons été soumis à des prises de photographies à plusieurs reprises par les forces de police». «Même la voiture que nous avions empruntée n’a pas été épargnée par les objectifs des appareils photo. Malgré que nous l’ayons garée à une distance de plus de 300 mètres du ministère, la police a tenu à nous raccompagner jusqu’à notre véhicule», d’après tou jours le document. Qui informe sur quelques points de la lettre de protestation: «Il est primordial de souligner que «Le Che min de la Libération» prévoit 19 manifestations ce samedi 26 août 2023, dans 19 départements du Sénégal, portant les revendications suivantes: la libération des 1062 détenus poli tiques, la libération du chef de l’opposition sénégalaise, Ousmane Sonko, l’arrêt de la traque des militants de Pastef et des mouvements citoyens, la dénonciation de la «dissolution» arbitraire de Pastef, la condamnation des actes de violence infligés aux militants, sympathisants de Pastef ainsi qu’aux membres des mouvements citoyens».