La 4ème édition du dialogue national a été lancée ce mardi 28 mai au CICAD (Centre international de conférence De Diamniadio par le président Bassirou Diomaye Faye. Une première pour le président accès sur la réforme et de la modernisation de la justice. Ainsi, un vaste chantier attend les participants appelés à proposer des solutions aux problématiques qui minent la justice sénégalaise.
Dans son discours, le président Bassirou Diomaye Faye a insisté sur le caractère inclusif du dialogue. « Je réitère la priorité élevée que j’accorde à la concertation comme mode de gouvernance des affaires publiques et demeure convaincu que la vertu du dialogue en temps de paix éloigne le spectre de la tension. » a-t-il évoqué.
Sur le caractère inclusif du dialogue, le président de la République a indiqué, qu’il n’est pas question « d’ouvrir un procès » a-t-il dit invitant les participants à éviter une République des juges.
Le facilitateur de ce dialogue pour sa part le professeur Babacar Gueye a rappelé que la Justice pendant plusieurs années fait l’objet de critiques
« La justice au Sénégal relève de plusieurs manquements, des lenteurs procédurales, la problématique liée à l’accès, le respect des droits. Les attentes des citoyens sont fortes en matière d’indépendance de la justice. Cependant force est de constater que ces dernières années des critiques sont brandies régulièrement sur le fonctionnement de la justice remettant en cause son indépendance et son efficacité » souligne-t-il.
M. Gueye ajoute également que « de nombreux rapports d’organisations nationales et internationalesont en effet pointé du doigt cette justice ou accès à la justice pour nos compatriotes reste un problème majeur. Les plusieurs questions du reste de l’état de droit ont engendré bien des tensions ces dernières années. Ainsi pour répondre à ces déficiences à la crise de confiance en vers des fonctions régulier de l’État, que le président de la république a convoqué ces assises nationales sur la justice »
Cependant, selon le professeur, le chemin des réformes et de la modernisation s’annonce ardu mais inévitable par un dialogue inclusif. « Un dialogue que nous ferons contribuer à redonner et reprendre le blason de la justice, la place qu’elle mérite et la réconcilier avec le peuple sénégalais » conclut-il.
L’ancien ministre du régime de Macky Sall, Me Oumar Youm, lui est revenu aussi sur les améliorations à apporter à la justice.
« Nous avons une très bonne justice, ça ne veut pas dire qu’elle est parfaite, il s’agit tout simplement d’un système judiciaire à améliorer surtout dans son aspect pénal qui fait l’objet de plusieurs critiques et de beaucoup de commentaires » a-t-il expliqué estimant que les longues détentions sont à revoir car en à croire, Me Youm, la justice elle-même conçoit par son organisation qu’elle peut commettre des erreurs et des dysfonctionnements.
Pour l’ancien ministre, comparée à d’autres juridictions africaines, la justice sénégalaise connait tout de même beaucoup de performances
« Nous devons nous satisfaire de ce qui existe au Sénégal par rapport à la sous-région et d’autres pays. Maintenant, on attend la fin des travaux pour apprécier les axes d’amélioration. » a-t-il soutenu.