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Difficultés dans les établissements privés : Le cadre unitaire du CUDOPES propose des solutions

Face à la saturation des universités publics, les écoles privées ont fleuri au Sénégal durant ces dernières années. Le pays comptait déjà plus detrois cent (300) établissements en 2017 dont les deux tiers à Dakar, accueillant de milliers d’étudiants. Malgré leur essor remarquable, les EPES font face à des difficultés majeures dans la formation et dans l’orientation des étudiants. Afin de discuter des défis et perspectives de ces établissements, le Cadre unitaire des organisations des établissements privés d’enseignement supérieur du Sénégal (CUDOPES) a organisé ce vendredi un atelier de réflexion, réunissant les acteurs clés du secteur de l’éducation

Les discussions ont tournée autour d’une réflexion collective sur le rôle des EPES dans les politiques sectorielles de l’éducation et de la formation au Sénégal. La session a notamment permis d’approfondir les enjeux et difficultés majeures de l’enseignement supérieur privé. « Depuis sa création, le CUDOPS s’est engagé dans un partenariat étroit avec le gouvernement sénégalais pour trouver des solutions aux problèmes de l’enseignement supérieur. Cet atelier marque une nouvelle étape dans cette collaboration, visant à évaluer les progrès réalisés et à identifier les domaines nécessitant une attention particulière », a expliqué Jean Marie Latyre Sène, coordonnateur du CUDOPES.

A la recherche d’une meilleure garantie de qualité de l’offre de formation privée, jugée nécessaire au regard de la multiplication de l’offre et des coûts de formation pratiqués par certains établissements, le CUDOPES s’entend définir ses objectifs qui déterminerons sa collaboration à long termes, avec les nouvelles autorités « Il s’agit de faire notre propre introspection et de définir clairement ce que nous attendons de l’État », a précisé M. Sène.

Le coordonnateur a surtout insisté sur la pertinence d’intégrer les préoccupations des établissements privés dans les stratégies nationales d’enseignement supérieur. D’après lui, le secteur regorge plusieurs problématiques qui nécessitent le concours des nouvelles autorités. Entre autres préoccupations : « La nécessité d’améliorer les processus d’évaluation des programmes et d’accréditation par l’Anaq/Sup. Les défis liés aux orientations des étudiants, aux contrats et à la diplomation sous la responsabilité de la Dges. Les enjeux fiscaux et les relations avec les institutions sociales. L’impact négatif des impayés depuis 2018 sur la qualité de l’enseignement et le climat social des EPES », a-t-il déclaré.

L’Etat du Sénégal avait dressé une architecture institutionnelle en charge de la régulation du secteur de l’enseignement supérieur privé avec la promulgation en 2011 du décret 2011-1030 du 25 juillet 2011 portant statut des établissements privés d’enseignement supérieur, suivie de la création en 2012 de la Direction de l’Enseignement Supérieur Privé (DESP) et de l’Autorité nationale d’assurancequalité du Supérieur (ANAQ-SUP). Cette architecture institutionnelle était censée remettre de l’ordre dans la création et le fonctionnement des EPES et garantir la qualité du système d’enseignement.

Dans le souhait de matérialiser ces mesures et de définir le rôle des EPES dans les politiques sectorielles de l’éducation et de la formation au Sénégal, le CUDOPES a formulé des propositions concrètes à l’intention des nouvelles autorités. « Nous devons réfléchir aux problèmes de notre sous-secteur afin de proposer des solutions viables pour un meilleur rayonnement de l’enseignement supérieur au Sénégal », a conclu le Coordonnateur du CUDOPES.

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