Huitième au rang mondial pour le classement relatif aux risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, le Sénégal ne fait pas d’effort pour améliorer son image. Le Sénégal est maintenu dans la zone grise par le Groupe d’actions financières (GAFI) qui, selon la Rfm, demande au Sénégal de faire pour déficience stratégique dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et les financements contre le terrorisme.
Selon le Gafi, le délai imparti à notre pays a expiré et les objectifs et autres engagements pris en 2021 n’ont pas été respectés. Le Sénégal a renforcé son cadre juridique et institutionnel avec la création du centre de lutte contre la corruption et la criminalité financière. Et, à plusieurs reprises, le Président de la République Macky Sall a instruit le Premier ministre à porter la diligence nécessaire pour se conformer aux normes édictées par ce groupe. Mais après trois ans de travail, pas de quoi contenter. Le risque est toujours là. En effet, selon l’évaluation nationale des risques des blanchiments d’argent, l’un des principaux facteurs dans le pays est le trafic de drogue et une économie illégale qui génère près de 200 milliards de francs Cfa par an. Les trafiquants de drogue utilisent diverses opérations pour blanchir leur argent.
L’immobilier et la construction étant les secteurs privilégiés. La flexibilité de l’immobilier qui permet de dissimuler l’origine des fonds de l’investissement et l’identité du propriétaire rend le secteur attractif pour quiconque souhaite faire passer des fonds illicites dans l’économie légitime.