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EXPLOITATION DE L’AUTOROUTE MBOUR – FATICK – KAOLACK : L’État reprend le volant, ADS à la manœuvre

Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Yankhoba Diémé, a annoncé une décision majeure concernant l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack. Initialement concédé à un opérateur privé pour une durée de 25 ans dans le cadre d’un contrat estimé à plus de 100 milliards de francs CFA, le projet a fait l’objet d’une renégociation. Désormais, l’exploitation de ce tronçon autoroutier sera assurée directement par les Autoroutes du Sénégal (ADS).

Cette décision s’inscrit dans une volonté affirmée de l’État de renforcer la souveraineté sur ses infrastructures stratégiques. Les Autoroutes du Sénégal (ADS), entreprise publique spécialisée dans la gestion des infrastructures autoroutières, sera désormais chargée de l’exploitation, de la maintenance et de la perception des péages sur cet axe qui relie le centre au sud du pays.

Le ministre Diémé a souligné que les Autoroutes du Sénégal disposent de l’expertise et des compétences techniques nécessaires pour gérer efficacement cette infrastructure. ADS est déjà en charge de plusieurs tronçons majeurs du réseau autoroutier national et s’est imposée comme un acteur de référence dans la gestion des autoroutes à péage au Sénégal.

Cette reprise en main par l’État via ADS permettra non seulement une meilleure redistribution des recettes au profit de l’économie nationale, mais aussi une amélioration attendue du service offert aux usagers. Il s’agit également de favoriser une gestion plus transparente, centrée sur l’intérêt général, loin des logiques exclusivement commerciales.

En confiant l’exploitation à ADS, l’État envoie un signal fort en faveur de la valorisation des compétences nationales et de la consolidation du secteur public dans la gestion des infrastructures critiques.

Ce virage stratégique pourrait ouvrir la voie à une réévaluation du modèle de partenariat public-privé en matière d’infrastructures routières, en mettant davantage l’accent sur la gouvernance publique et l’implication des sociétés nationales.

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