Le Sénégal rejoint officiellement le cercle des pays producteurs d’hydrocarbures. Ce, après l’annonce ce mardi 11 juin, de la livraison du premier baril du champ de Sangomar par Woodside Energy, la société australienne chargée de l’exploitation. Avec cette première phase de développement, le Sénégal pourra produire désormais jusqu’à cent mille (100 000) barils par jour. Une production qui devrait générer des milliards de dollars.
« Woodside qui opère le champ avec la Société des Pétroles du Sénégal (PETROSEN EP) a procédé à la première extraction de pétrole du champ de Sangomar, menant à bien la livraison du premier projet pétrolier offshore du pays », indique le communiqué de Woodside Energy.
Woodside opère ce champ avec la Société des pétroles du Sénégal (Petrosen). Le champ en eaux profondes, à environ 100 km au sud de Dakar, contient du pétrole et du gaz. « La première phase de ce projet dont le coût est estimé entre 4,9 et 5,2 milliards de dollars, comprends 23 puits, dont onze de production. Elle vise une production de 100 000 barils par jour », ajoute le document.
Cette première extraction de Sangomar précède l’entrée en production d’un autre projet, celui de Grand Tortue Ahmeyin(GTA), à la frontière avec la Mauritanie, développé par le britannique BP avec l’américain Kosmos Energy la Société mauritanienne des hydrocarbures (SMH) et PETROSEN, et qui devrait produire environ 2,5 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par an. La production pourrait débuter au troisième trimestre ».
« La production de pétrole et de gaz au Sénégal sera destinée à l’exportation et à la consommation domestique. Elle sera loin d’atteindre les niveaux des géants mondiaux et africains comme le Nigéria Mais des revenus en milliards de dollars en sont attendus, ainsi qu’une transformation accélérée de l’économie dont la croissance en 2024 est anticipée à 8,8 %. » conclu la source.
Pour rappel, il y a quelques jours, le Premier ministre Ousmane Sonko avait rappelé sa promesse électorale de renégocier les contrats d’hydrocarbures signés par les pouvoirs précédents, les estimant « défavorables » au pays.
Aissatou FAYE