Le président du Comité Sénégalais des droits de l’homme s’est voulu on ne peut plus clair. La décision de refouler l’avocat franco-espagnol, Juan Branco, est légitime dans un pays qui se réclame de l’Etat de droit. Face au «Grand jury», sur Rfm, hier, il a dit être en totale phase avec l’arrêté du ministre de l’intérieur.
«Le Sénégal est bon élève en matière de respect des droits de l’homme», a d’emblée rappelé Me Pape Sène. Ce, malgré certaines dérives notées. La dernière en date étant l’expulsion de Juan Branco, avocat du lea der de Pastef Ousmane Sonko. L’invité du «Grand Jury» considère que «la première institution de ce pays a été attaquée dans sa chair».
C’est ainsi que le défenseur des droits de l’homme approuve l’acte posé par Antoine Félix Diome. Non sans appeler, donc, son collègue français à «plus d’élégance» et au respect «des conditions édictées» par le Sénégal pour pouvoir fouler son sol. Autre cas évoqué, l’interdiction des manifestations.
A ce sujet, maître Pape Séne reste ferme. «Sur cinq déclarations, seule une est interdite», a-t-il lâché au micro de George Dethié Diop.
A ce propos, l’avocat considère qu’il est «inconcevable qu’un citoyen puisse dire qu’avec ou sans autorisation, il va marcher». Il in vite les citoyens, dans ce genre de situation, à saisir le juge des référés.