En assemblée générale ce mardi, les enseignants vacataires des universités du Sénégal exigent de l’Etat le recrutement massif.
Ils représentent 70% du personnel enseignant dans les universités publiques du Sénégal mais, ils sont les moins payés. Ils vivent dans des situations précaires.
Eux, se sont les enseignants vacataires des universités publiques du Sénégal. En assemblée générale ce mardi, ces derniers ont exposé les situations difficiles auxquelles ils sont confrontés avant de de mander à l’Etat de les recruter. « Je dis que ça doit être un com bat par principe. Ces vacataires sont des docteurs et des doctorants avec un statut de prestataires dans les universités du Sénégal », a souligné Dr Mariama Soda Ndao, enseignante vacataire à l’Uvs et à l’Ucad et non moins coordonnatrice du réseau des enseignants vacataires des universités du Séné gal.
A l’en croire, ils font des efforts pour la bonne marche de l’enseignement supérieur mais regrette-t-il : « ce sont des efforts qui ne sont pas reconnus dans le milieu du travail. Nous travaillons comme des prestataires. Nous percevons à la base de service fait. Ce qui peut durer 8 mois voire même 10 mois et cela nous plonge dans une précarité extrême ».
Ces enseignants vacataires qui, pour certains, ont servi plus de dix ans n’attendent des autorités universitaires et de l’Etat que le recrutement massif au vu du gap enseignant/étudiant. « C’est un gap criard. C’est dans ce sens que nous lançons un appel à l’Etat pour qu’il fasse un recrutement massif. Nous avons aussi le deuxième pont qui concerne le relèvement du taux horaire.
Et quand on parle du relèvement du taux horaire, cela veut dire que le vacataire qui est payé sur la base de service fait, on devra lui augmenter cet honoraire », dit-elle. Un mémorandum sera déposé à l’issue de cette assemblée générale.