Organisé par la plateforme territoriale des femmes transformatrices (Suxali djiguén) en collaboration avec l’association SUNU GASTRO, le Festival des Gourmets est une célébration culinaire mettant en avant les talents locaux et les produits transformés par les femmes de la commune de Ouakam. Cet événement soutenu par les autorités locales de la commune vise à promouvoir la richesse du patrimoine culinaire local, à soutenir les femmes transformatrices et sensibiliser le public à l’importance de consommer des produits locaux.
Le chef de l’association gastro Wally Wade a magnifié dans ce cadre leur partenariat avec toute une chaine de valeur en l’occurrence les agriculteurs, les femmes transformatrices mais également les étudiants pour les donner des techniques, afin de mettre ses plats dans les grands restaurants, les grands hôtels. « A travers des événements de ce genre qui sont accompagnés par le Maire de Ouakam qui a répondu favorable à notre sollicitation, on pourra étaler notre plan d’action, c’est-à-dire revaloriser tout ce que le pays produit et booster l’économie du Sénégal à travers notre métier, la restauration », dit-il.
Félicitant les acteurs pour cette initiative, le maire de la commune de Ouakam Abdou Aziz Guéye, se dit être émerveillé de l’utilisation des produits comme le « bouye », le « bissap » et plein de pâtisseries à base de moringa entre autres « Aujourd’hui, nous avons dégusté pas mal de produits qui ont été créés par ces jeunes talents et toutes les femmes transformatrices qui n’ont pas attendu la commune qui par ailleurs a mis en place des politiques pour accompagner ces jeunes », a-t-il confié, révélant que dans quelques temps, le « fondé à l’école » sera initié en collaboration avec les femmes transformatrices
Pour Fatou Ndoye, de And sokhali liggey, initiatrice de l’événement, ce festival vient à son heure au moment où on parle de souveraineté alimentaire. « Le Sénégal est un pays ou la consommation est très extravertie c’est-à-dire que l’essentiel de ce que nous mangeons vient de l’extérieur et si nous voulons vraiment parler de souveraineté alimentaire, il faut revenir au niveau de l’aval, c’est-à-dire la consommation » a-t-elle lancé