La fête d’Achoura communément appelé « Tamkharite » sera célébrée ce mardi. Un événement marquant le début de la nouvelle année islamique. La tradition est qu’elle soit accompagnée d’un plat à base de mil, « thiéré » consommé dans la soirée. Cet événement, riche en traditions et en spiritualité, est aussi une occasion de renouveler sa foi et de partager des moments de convivialité en famille et entre amis.
Dans l’histoire islamique, la tamkharite est célébrée notamment suite à la victoire de Moïse sur Pharaon, la sortie de l’arche de Noé et le martyre de l’imam Hussein à Karbal. Connu également sous le nom de Achoura, la Tamkharite est célébré le 10e jour du mois de Muharram, premier mois du calendrier islamique. Commémorant plusieurs événements significatifs dans l’histoire islamique, la tamkharite est un moment de réflexion spirituelle et de renouveau pour les musulmans. Une occasion de demander pardon pour les péchés de l’année écoulée et de s’engager à suivre un chemin de vertu et de piété pour l’année à venir.
Souvent composés de plats traditionnels, les familles se rassemblent pour partager un repas spécial, et les enfants reçoivent des cadeaux et des friandises. Par ailleurs, les actes de charité et de solidarité sont encouragés, renforçant les liens communautaires et familiaux.
Achoura est aussi la fête du « thiéré », durant cette fête, les femmes préparent un délicieux plat à base de couscous de mil « Thiéré » accompagné d’une sauce tomate à base de viande et de poulets avec des légumes au choix. Le Jour J, il est conseillé de manger tôt et de se gaver de nourriture. Cependant, ces dernières années, le thiéré tamkharite s’est présenté sous un nouveau visage. De nouvelles tendances culinaires voient le jour et donnent naissance à ce qu’on appelle « thiéré bomb 2.0 ». Ce qui rend la fête de Tamkhariteparticulière, c’est le « tadiabone » Le soir de la fête, après avoir bien mangé son « thiéré », les garçons se déguisent en fille et les filles en garçons. Avec des tambours pour assurer la sonorisation, ils parcourent les rues en chantant et en dansant. Ils font le tour des maisons pour demander des étrennes et reçoivent en contrepartie de l’argent et des denrées.