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FIARA: Le ministère de l’environnement au service de la souveraineté alimentaire

Le Sénégal, à travers la 25e édition de la Foire Internationale de l’Agriculture et des Ressources Animales de Dakar (FIARA), a une nouvelle fois mis en avant l’importance de la souveraineté alimentaire dans son développement. Lors de cette édition, le Pr Daouda Ngom, Ministre de l’Environnement et de la Transition Écologique, a réaffirmé l’engagement de son département à participer activement à ce processus, en soulignant l’importance capitale de l’environnement et des services écosystémiques dans la quête de la souveraineté alimentaire.

Le ministre a rappelé que la souveraineté alimentaire ne se limite pas seulement à la production agricole, l’élevage ou la pêche. Il a souligné que les services écosystémiques – soit l’ensemble des bénéfices fournis par la nature pour le bien-être de l’humanité jouent un rôle crucial dans cette quête. Ces services, classés en quatre grandes catégories, à savoir les services d’approvisionnement, de régulation, de soutien et socioculturels, sont souvent négligés dans les débats sur la sécurité alimentaire. Pourtant, leur contribution est indispensable à la stabilité de l’approvisionnement alimentaire.

Les services d’approvisionnement, par exemple, fournissent de la nourriture, de l’eau, des fibres et d’autres produits essentiels pour la survie des populations. Le ministère joue un rôle central en encadrant des initiatives telles que l’exploitation des produits maraîchers, halieutiques et forestiers, ainsi que des activités d’élevage et de transformation des produits alimentaires qui contribuent directement à l’autosuffisance alimentaire du pays.

Le ministère de l’Environnement et de la Transition Écologique met également en place des mécanismes de gestion durable des ressources naturelles à travers des actions de conservation de la biodiversité. La préservation des écosystèmes naturels, en particulier les forêts et les zones marines, est essentielle pour garantir la durabilité des services écosystémiques. La stratégie de conservation inclut notamment le classement des forêts et la création d’aires marines protégées (AMP), permettant de maintenir un équilibre écologique nécessaire pour les générations futures.

Le ministre a également souligné l’importance de l’adoption de politiques adaptatives face aux défis environnementaux tels que le changement climatique. En identifiant les options de gestion des ressources naturelles existantes et en anticipant les risques écologiques, le ministère contribue à renforcer la résilience des communautés face aux effets du changement climatique, tout en optimisant les avantages socio-économiques.

Une autre dimension importante de l’engagement du ministère est l’intégration de la biotechnologie dans la production agricole nationale. À travers l’Agence Nationale de la Biosécurité (ANB), le ministère travaille à la maîtrise des outils biotechnologiques afin de réduire la dépendance du pays aux importations alimentaires. Ce contrôle des innovations biotechnologiques vise à sécuriser les chaînes de valeur agroalimentaires, en garantissant une production locale plus résiliente et plus efficace.

Cette approche est d’autant plus pertinente face aux défis mondiaux de la sécurité alimentaire. Le Sénégal, en investissant dans des technologies agricoles modernes et durables, peut non seulement renforcer sa souveraineté alimentaire, mais aussi se positionner comme un acteur clé dans la production agricole en Afrique de l’Ouest.

Le ministre a aussi mis en lumière le potentiel économique des produits forestiers non ligneux (PFNL), tels que le miel, les fruits, les feuilles, les racines et même les produits de la chasse. Ces produits jouent un rôle stratégique dans la souveraineté alimentaire, car ils sont non seulement une source directe de nutrition, mais aussi un moyen de diversification des revenus pour de nombreuses communautés rurales.

En outre, l’intégration de ces ressources dans le secteur de l’écotourisme, notamment dans les zones protégées, offre des opportunités économiques importantes. Par exemple, la gestion des zones amodiées et des parcs nationaux crée des emplois directs et indirects, contribuant à la réduction de la pauvreté et au renforcement de la résilience des populations locales face aux chocs économiques.

Enfin, le ministère joue un rôle central dans la sensibilisation du public et des acteurs économiques aux enjeux liés à la gestion durable des ressources naturelles et à la souveraineté alimentaire. La participation à la FIARA 2025 est une occasion privilégiée pour le ministère de diffuser ses actions et de renforcer la prise de conscience sur l’importance de préserver les écosystèmes pour garantir un avenir alimentaire sûr. Des expositions, des panels et d’autres formes de communication visent à sensibiliser non seulement les décideurs mais aussi le grand public à la nécessité de concilier développement économique et préservation de l’environnement.

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