GESTION DES FINANCES PUBLIQUES : Les recettes de l’État en hausse de 12,4 % sur un an, la balance commerciale se détériore
Les recettes budgétaires de l’État du Sénégal ont poursuivi leur progression en mai 2026, atteignant 427,9 milliards de FCFA, contre 395,5 milliards de FCFA en avril, soit une hausse de 32,4 milliards de FCFA (+8,2 %). C’est ce qui ressort des derniers Repères statistiques publiés mardi par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Selon l’agence, cette performance est essentiellement portée par la forte progression des recettes fiscales, qui ont augmenté de 55,1 milliards de FCFA sur un mois. Cette dynamique a permis de compenser le recul des recettes non fiscales, lesquelles se sont établies à 22,7 milliards de FCFA. L’ANSD souligne également une évolution favorable en glissement annuel. Comparées au mois de mai 2025, les recettes budgétaires affichent une hausse de 12,4 %, soit 47,3 milliards de FCFA supplémentaires. Cette progression est soutenue à la fois par l’amélioration des recettes fiscales (+36,1 milliards de FCFA) et des recettes non fiscales (+11,3 milliards de FCFA).
La balance commerciale replonge dans le rouge
Si les finances publiques affichent une trajectoire encourageante, les échanges extérieurs présentent un tableau plus contrasté. Le rapport de l’ANSD indique que la balance commerciale du Sénégal s’est détériorée en mai 2026, passant d’un excédent de 1,5 milliard de FCFA en avril à un déficit de 13,3 milliards de FCFA, soit une dégradation de 14,8 milliards de FCFA. Cette évolution s’explique principalement par un recul marqué des exportations, en baisse de 44,8 milliards de FCFA, malgré une diminution des importations estimée à 30 milliards de FCFA. La contraction des exportations est essentiellement liée à la forte baisse des ventes d’or non monétaire (-84,8 milliards de FCFA), ainsi qu’au repli des exportations de titane (-6,9 milliards de FCFA), de gaz naturel liquéfié (-5,9 milliards de FCFA) et de légumes frais (-4 milliards de FCFA). Du côté des importations, la baisse est principalement attribuée à la diminution des achats de machines et appareils à moteurs (-8 milliards de FCFA) ainsi que de produits céréaliers (-5,8 milliards de FCFA), précise le rapport.
El Malick