GREVE DES COLLECTIVITES TERRITORIALES: Des élèves de terminale risquent de manquer à l’examen pour des dossiers incomplets
Les élèves en classe de terminale du lycée Jule Sagna de Thiès sont en mouvement d’humeur ce mercredi 12 juin 2024. En solidarité avec leurs camardes qui risquent de rater l’examen du baccalauréat en raison des dossiers incomplets car n’ayant pas accès centre d’État civil qui sont en grève depuis deux ans, ces élèves décident de sortir des classes et interpellent les nouvelles autorités.
Depuis près de deux ans, les travailleurs des collectivités territoriales du Sénégal multiplient les mouvements humeurs. Entre grèves et débrayage, les centres d’Etat civil sont fermés. Une situation qui a engendré des conséquences manifestes dans le secteur de l’éducation. Coincés par cette situation qui perdure, les élèves du lycée Jules Sagna de ont envahi les rues pour crier leur désespoir. « Nous sommes réuni aujourd’hui à quelques jours de l’examen du baccalauréat, qui devait être synonyme d’espoir. Pour beaucoup d’entre nous ce mois est teinté d’inquiétude voir de l’angoisse. La grève de la mairie a perturbé nos cours, retardé nos programmes et semé le doute sur notre capacité à réussir cet examen temps entendu. Ainsi l’inquiétude demeure », a fustigé Mamadou Doumbouya leur porte-parole du jour sur Sud Fm.
A quelques semaines de l’examen du baccalauréat, beaucoup de candidats se retrouvent avec un problème préoccupant, incapables d’obtenir des extraits de naissance et autres documents administratifs. Afin de régler définitivement cette problématique qui pourrait impacter sur la réussite de ces candidats, les élèves du Lycée Jules Sagna de Thiès alertent une nouvelle fois les autorités compétentes. « Je m’adresse aujourd’hui aux autorités de faire la différence, nous leur implorons d’agir vite et de trouver une solution à ce blocage qui menace notre avenir. Ils ont refusé de prendre certains élèves qui étaient en retard à cause de leurs dossiers. Des apprenants innocents qui, si on ne prend pas des mesures palliatives, risquent d’avoir des dossiers incomplets, d’être donc pénalisés à cause d’une bataille qui n’est pas la leur », a lancé M. Doumbouya.