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IMMATRICULATION GRATUITE DES DEUX-ROUES : Le bilan satisfaisant de Yankoba Diémé

Depuis décembre 2024, l’immatriculation gratuite des deux-roues a été mise en place dans le cadre d’une initiative du gouvernement visant à renforcer la sécurité routière et à améliorer la traçabilité des véhicules. Après deux mois d’opération, le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankoba Diémé, a dressé un bilan satisfaisant avec des résultats impressionnants, témoignant de l’engagement des usagers. Cependant, certains défis restent à surmonter et une prorogation a été accordée pour permettre à davantage de propriétaires de se conformer à la législation. 

UNE CAMPAGNE RÉUSSIE !

Lancée dans le but de répondre à l’augmentation des accidents de la circulation, la campagne d’immatriculation gratuite des deux-roues a permis d’enregistrer des résultats remarquables. « En seulement deux mois, près de 109 631 dossiers ont été enrôlés, dont 88 751 validés », a fait savoir Yankoba Diémé lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 26 décembre. Pour mettre ces chiffres en perspective, cela représente près de cinq fois plus d’immatriculations qu’en 2024, où seulement 18 600 dossiers avaient été validés sur une année entière. A en croire le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, ce succès est le fruit de la forte mobilisation des usagers, mais aussi du travail efficace des autorités locales et des forces de sécurité.

UN SUCCÉS RELATIF SELON LES RÉGIONS

Face à la presse, M. Diémé a précisé que les résultats varient cependant d’une région à l’autre. Ziguinchor, Fatick et Kaolack se distinguent par leurs taux de validation élevés, dépassant les 90 %, grâce à une bonne organisation locale et à des campagnes de sensibilisation efficaces. À l’inverse, certaines régions comme Dakar, Sédhiou, et Saint-Louis marquées par une forte concentration de motos, affichent des taux de validation plus faibles, avec des raisons explicatives multiples, notamment un grand nombre de dossiers rejetés pour absence de pièces justificatives essentielles.

Le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens a surtout salué l’appropriation par les autorités locales, comme les gouverneurs et les préfets, de la gestion de cette campagne.

UNE SECONDE CHANCE POUR LES USAGERS

Face à la forte affluence dans les services d’immatriculation et aux nombreux dossiers en attente, le Premier Ministre a annoncé une prorogation exceptionnelle de deux mois, soit jusqu’au 25 mai 2025. Cette mesure vise à permettre à tous les propriétaires de deux-roues de régulariser leur situation sans risque de sanctions. Après cette date, toute moto non immatriculée « sera considérée en infraction et pourra faire l’objet de sanctions immédiates, incluant des amendes et l’immobilisation du véhicule par les forces de défense et de sécurité », a prévenu le ministre Yankoba Diémé.

UN APPEL À L’ACTION

Il est maintenant crucial pour tous les propriétaires de motos non immatriculées de se rendre dans les services compétents pour finaliser l’enregistrement de leurs véhicules. Cette prorogation de deux mois représente selon M. Diémé, une dernière chance pour être en conformité avec la législation sans risquer d’amendes ou d’autres mesures coercitives. En outre, cet effort collectif contribuera à renforcer la sécurité routière et à réduire les risques d’accidents impliquant des deux-roues.

La campagne d’immatriculation gratuite des deux-roues est un succès en termes de nombre de dossiers validés, mais elle met aussi en lumière la nécessité de renforcer la régularité administrative des véhicules en circulation.

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