JOURNEE DE SENSIBILISATION CONTRE LA MALADIE DE L’HEPATITE B : Plus de 80 % des sénégalais traînent avec la maladie
L’hépatite B est une maladie qui gagne de plus en plus de terrain au Sénégal. Selon les statistiques 84% des sénégalais ont un marqueur de la maladie et 10 à 12% en sont des porteurs chroniques. La consommation de la drogue, de l’alcool et les rapports sexuels non protégés sont entre autres les facteurs de transmission de la maladie. C’est pour cette raison que des spécialistes demandent à la population sénégalaise, à la jeunesse en particulier d’aller se faire vacciner. Ils ont fait le plaidoyer en marge de la journée de l’intégration organisée par les étudiants ressortissants de Guédiawaye et spécialisés en médecine.
La maladie de l’hépatite B est l’un des problèmes de santé publique au Sénégal, selon le professeur Bamba Kane, enseignant en philosophie à la faculté de médecine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il estime que 84% des sénégalais souffrent de cette maladie ce qui veut dire huit (8) sénégalais sur dix (10) au moins ont eu à rencontrer le virus de l’hépatite B dans leur vie. Il ajoute que parmi eux il y a 12% qui sont des porteurs chroniques. Il explique que ces personnes peuvent éventuellement devenir des porteurs chroniques symptomatiques c’est à dire qu’ils vont développer un cancer du foie. D’après lui, « L’hépatite B est plus grave en termes de santé publique que la Covid-19 ».
Louise Fortez pour sa part, affirme que l’hépatite B est une maladie transmissible par plusieurs voix mais elle est malheureusement méconnue par bon nombre de sénégalais. « C’est une maladie qui se transmise par le sang, par les objets tranchants, les piercings et également les tatouages. L’hépatite B se transmet également par voie sexuelle, la transmission peut se faire également de la mère à l’enfant ou au cours de la grossesse surtout au moment de l’accouchement », a expliqué sur les ondes de RFM la chef des services des maladies infectieuses à l’hôpital Dalal Diam de Guédiawaye.
Pour lutter contre cette maladie, le président d’honneur priorité santé, le professeur Bamba Kane, suggère la vaccination qu’il considère comme unique moyen de prévention « Il faudrait que les personnes aient l’habitude de se faire dépister », a-t-il insisté.
D’après le rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) consacré à l’hépatite (en anglais) dans le monde (Global hepatitis report 2024), le nombre de décès imputables à l’hépatite virale est en augmentation. Cette maladie est la deuxième cause de décès dû à une maladie infectieuse dans le monde, avec 1,3 million de décès par an, soit autant que la tuberculose, autre maladie infectieuse.