Votre site d'informations généraliste

Journée internationale de l’hygiène menstruelle :les difficultés d’accès aux protections augmentent le risque d’infections

La communauté internationale a instauré une journée mondiale consacrée à l’hygiène menstruelle. Le 28 mai de chaque année, l’hygiène menstruelle est célébrée, une date symbolique car le 28 marque le nombre de jours en moyenne des cycles menstruels alors que 5, la durée environ des règles par mois, fait référence à mai qui est le cinquième mois de l’année.

Ainsi, au Sénégal et dans beaucoup de pays africains, les règles sont considérées comme tabou et sont très peu abordées dans les familles. Les mères n’en parlent pas à leurs filles. Conséquences, les pré-pubertes ne sont pas toujours préparées à la gestion de l’hygiène menstruelle car, ne disposant pas de connaissances de base sur les cycles menstruels

Le silence construit autour des règles ne favorise pas une bonne gestion de l’hygiène menstruelle chez les filles et même chez certaines femmes. Dans certaines sociétés, les femmes et les filles issues de familles démunies, utilisent les morceaux de tissu comme moyen de protection. Le plus souvent, le séchage du matériel hygiénique se fait dans les toilettes ou dans les chambres dans la discrétion. Cette faible gestion de l’hygiène menstruelle expose les filles et les femmes à des risques d’infection ou de maladies de l’appareil reproducteur.

Au niveau politique, ce silence se manifeste par l’absence d’installations sanitaires adaptées aux besoins des femmes et des filles notamment dans les lieux publics tels que les marchés où les femmes sont présentes en grand nombre. Ces lieux ne prévoient pas le lavage de la femme en menstruation. D’ailleurs, beaucoup d’entre elles préfèrent rester 2 à 3 jours chez elles à l’arrivée des menstrues.

En 2013, une étude du ministère de l’Éducation nationale du Sénégal estimait une perte de revenus des femmes de 40 voire 45% pendant les règles a-t-on noté.

Cette remarque est valable dans les structures de santé (postes, centres, hôpitaux), les écoles où les filles s’absentent deux à trois jours chaque mois. 40% des jeunes filles âgées de 9 à 17 ans ont manqué l’école au moins une fois par semaine chaque fois qu’elles voient leurs règles à cause de ce manque d’infrastructure.

Au-delà du tabou, notons les multiples préjugés et croyances sociales et traditionnelles qui ne favorisent pas l’épanouissement de la femme en période de menstrues. Dans certaines cultures, les règles sont considérées comme une impureté ou une maladie qu’il faut gérer avec discrétion. Les femmes durant leurs règles sont rejetées, ou isolées, ce qui augmente encore leur vulnérabilité.

laissez un commentaire