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LA GRANDE ITV DU GP : ABDOULAYE SAYDOU SOW, MINISTRE DE L’URBANISME

«1000 agents recrutés et chargés du contrôle de la baisse du loyer et des autres prix…» 

Loin d’être une utopie ou un mirage, les programmes «zéro déchet» et «zéro bidonville» matérialisé par le projet dit des 100 mille logements sociaux suivent leur cours. De l’environnement institutionnel à l’accès au foncier en passant par l’aménagement jusqu’à la
dimension garantie via le Fonds pour l’habitat social, le passage de l’Ucg à la Sonaged, le président Macky Sall a tout mis en œuvre pour rendre ces initiatives réalisables. Dans cet entre
tien accordé à son domicile à Kaffrine à l’équipe de Grand Panel, le ministre de l’urbanisme, du logement et de l’hygiène publique a fait le tour d’horizon de tous les projets de son département.

Abdoulaye Saydou Sow, qui en a profité pour lever un coin du voile sur l’aménage ment de la Corniche de Dakar, est revenu sur les critères d’éligibilité et les modalités de distribution
des logements sociaux.

Le maire de ladite localité a, également, planché sur les premières mesures prises dans le cadre de la loi rela tive à la baisse du loyer sur les beaux à usage d’habita tion avec le recrutement de 1000 agents chargés du contrôle de l’application de ladite loi. L’occupation anarchique de l’espace pu blic et la problématique des bâtiments menaçant ruine ont, aussi, été abordées.
GP quotidien: M. Le Mi nistre, environ trois ans après le lancement des
des 100 000 logements. C’est une des déclinaisons du pro gramme zéro bidonville. Le Chef de l’Etat a trouvé une si tuation dans laquelle, le Séné gal produisait 5000 unités d’habitations annuelles, donc logements et terrains viabilisés. Il a voulu qu’à partir de 2019 que nous lancions un projet qui nous permette d’avoir sur les cinq ans 100 000 logements. Ce qui était un changement total de paradigme. Donc on passe de 5000 unités d’habita tions à 20 000 logements. Le
les aménagements. Il met en place cet environnement et procède au lancement du projet autour de deux axes.
Quels sont les sénégalais concernés par ce projet des 100 mille logements?
Il s’agit de tous les sénégalais qui ont des revenus inférieurs à 450 000 F Cfa. Il faut retenir, toutefois, que ce projet concerne d’abord les cas so ciaux, au moins pour 50%, 20% pour la diaspora, qui constitue aussi une donnée importante
de possession sur le foncier, il faut rappeler que l’Etat avait pris l’engagement de mettre à la disposition des promoteurs le foncier, pour ceux qui vont procéder au remboursement du foncier. Mais sur ce point, nous constaterons que sur la prise de possession, il y a des difficultés. Certains promo teurs ont du mal à accéder au foncier. Deuxièmement, ils ont du mal à accéder à des finance ments dans des délais limités.
tent les lois et règlements de ce pays, aussi dans les délais re quis. Ça a coïncidé avec le dé classement de la forêt de Thiès. Ce qui nous permettrait d’avoir un espace sur lequel l’on pour rait s’investir très rapidement sans beaucoup de difficultés dans la prise de possession. Le président Sall nous dit oui Thiès peut régler la question de Thiès, Dakar et Mbour. Mais, il y a le reste du pays. Et, il nous a demandés d’engager, dans les

Programmes «zéro bidon ville» et «zéro déchet», que peut-on retenir de l’état d’avancement de ces initia tives notamment le projet
président a commencé à tra vailler dans l’environnement institutionnel, sur la loi sur l’habitat social. Ensuite, la question fondamentale liée à
de notre population et les 30% sont laissés à la charge du pro moteur.
Le président Macky Sall a mis en place un cahier des
«LA DISTRIBUTION DES LOGEMENTS SOCIAUX DANS LA TRANSPARENCE»

des 100 mille logements sociaux?
Ministre Abdoulaye Say dou Sow : D’abord, il faut rap peler que c’est en 2019, après sa réélection que le président de la République, Macky Sall a annoncé deux grands pro
l’accès aux propriétés au loge ment c’était surtout les prêts bancaires dans sa dimension garantie. C’est ainsi que le pré sident a mis en place le Fonds pour l’habitat social pour aider les sénégalais démunis qui ne pouvaient pas accéder aux cré
charges et un certain nombre de facilités dont les exonéra tions fiscales pour le matériel acheté importé. Ce qui a donné le guichet unique et toutes ses structures. Maintenant, il fal lait aller à la phase opération nelle. Durant un an, nous avons travaillé avec le secteur
Depuis lors nous sommes à cinq.
Le Chef de l’Etat nous a don nés l’instruction de s’ouvrir au reste du monde. Ce qui a fait que lors de notre dernier voyage, il y a presque un an, deux ans de négociation, nous avons abouti à une convention meilleurs délais, le programme dans toutes les capitales départementales et régionales, pour au moins faire dans chaque département, 100 logements. Cela aussi va démarrer dans les mois à venir. Comment se fera la dispublic national, à côté de la SICAP, de la SN HLM, qui continuent de préserver leurs attributions et prérogatives. Nous avons signé à ce jour des conventions.

«IL Y AURA, BIENTÔT, AU MOINS 100 LOGEMENTS DANS CHAQUE DÉPARTEMENT ET CHAQUE RÉGION…»

Et aujourd’hui, si
signée avec des Dubaïotes, à travers leur structure appelée EGI pour un pactole de 50 000 logements. Et à travers d’autres partenaires, nous avons pu avoir une structure qui va faire
tribution des logements sociaux ?
Il y a eu la mise en place d’une plateforme. A ce jour, 272 000 sénégalais se sont ins crits. Maintenant cette plate

grammes: c’est d’abord le pro gramme zéro bidonville, communément appelé PROG BID et le programme zéro dé chet. Dans le programme zéro bidonville, il est prévu le projet
dits à accélérer le processus. Troisièmement, il met en place une société d’aménagement et de la rénovation urbaine. Parce que dans la construction les parties les plus difficiles ce sont
on fait l’évaluation, il n’y a que…qui ont commencé réelle ment le travail sur le terrain. Si nous continuons à ce rythme là, même si les gens vous pose toujours le problème de prise
entre 25 000 et 50 000 loge ments. Nous déroulerons ainsi cette politique avec une ouver ture sur l’international. Mais, le Chef de l’Etat nous a demandés de veiller à ce que tous respec
forme ne garantit pas toute la régularité et la transparence des inscriptions. Mais à côté, il y a une commission de profilage qui doit étudier les cas, un à un, voir les sénégalais qui en trent dans les critères.

LA GRANDE ITV DU GP

Et les attributions seront faites au grand jour, de la manière la plus transparente avec la repré sentation de tous les acteurs.
Mais le plus important c’est d’arriver à une production dans un rythme accéléré tel que le président de la République le veut. Je vous rassure qu’il y aura de la transparence d’au tant plus que les quotas sont clairs. Et le Kaffrinois, qui s’inscrit, dit là où il veut en fonction du potentiel existant. Aussi, le chef de l’Etat nous a instruits de donner la garantie aux fonctionnaires. Or, avec le salaire du fonctionnaire, c’est
mission de transformer la gou vernance de la gestion des dé chets mais aussi de créer des infrastructures permettant de travailler sur la transformation et notamment sur la décharge de Mbeubeus. Avec la création de la Sonaged, tout a été unifié. Le deuxième objectif, c’est que les collectivités territoriales, en principe, ce sont elles qui de vaient gérer les déchets. Ce n’était pas au gouvernement de gérer les déchets. C’est parce que l’Etat du Sénégal a constaté une carence dans la gestion des déchets, vous ne verrez aucun maire contesté cela, parce qu’il y a eu difficulté pour les maires

«LA SONAGED PREND EN CHARGE TOUT LE PASSIF DES EXPÉRIENCES PASSÉES Y COMPRIS LES 921 AGENTS BÉNÉFICIAIRES, AUJOURD’HUI, DE CDI»

beaucoup plus simple. Nous avons plus de 100 mille fonc tionnaires qui peuvent intégrer ce projet. Avec, les prêts DMC, d’autres réflexions sont en train d’être faites pour les réorienter vers les 100 mille logements pour faciliter l’accès au loge ment aux fonctionnaires no tamment aux enseignants de la manière la plus efficace.
Après l’échec des expé riences d’Ama Sénégal ou encore de Véolia, pensez vous que la Sonaged, qui vient remplacer l’UCG, ré glera les nombreux pro blèmes de l’hygiène publique ?
D’abord, il faut se réjouir qu’il ait cette volonté politique de l’Etat. L’Ucg a fait un excellent travail. De toutes les expériences que nous avons connues, c’est l’Ucg qui a eu le plus grand succès. L’Ucg est pour prendre en charge cette question. L’Ucg ayant fait un excellent travail, le Président a demandé à ce que l’évolution institutionnelle soit organisée pour que l’Ucg puisse, au-delà des moyens de l’Etat, avoir d’autres moyens structurels qui lui permettent de prendre en charge la question.
C’est vrai qu’il y a ce passif là et le Président a demandé que ce passif soit pris en charge. Le passif n’est pas que financier. Il est aussi humain. Il y a presque 921 agents que l’Ucg a hérités et que le Chef de l’Etat a décidé de recruter et de leur donner un Cdi dans la nouvelle Sonaged. C’est aussi un acte fort qui a été posé dans la continuité de l’Etat mais aussi dans la prise en charge de la question. Et je crois que les actes qui ont été posés par le Conseil d’administration de la Sonaged depuis son installation sont des actes certains, dans le cadre de la re cherche du gain économique, occupent illégalement ou bien de manière anarchique certaines voies publiques qui obstruent les passages et qui mettent en cause la tranquillité des gens. C’est un problème que nous partageons. L’Etat, dans la mission confiée à la di rection générale du cadre de vie et de l’hygiène public, l’administration territoriale qui est garant de l’ordre public, le Chef de l’Etat nous a donné l’instruction de dégager toutes les voies publiques. Mais nous ne pouvons le faire qu’avec la bonne collaboration de l’administration administrative territoriale c’est-à-dire avec le préfet ou le gouverneur mais aussi le maire qui en a la compétence. Malheureusement,
Maintenant, si le Président de la république nous a demandé de travailler dans le cadre de la gestion de la nouvelle ville de Thiès pour que nous puissions aménager un espace qui va être exclusivement réservé à des parkings. Comme ça, nous al lons libérer tous les parkings qui encombrent et qui obs truent Dakar. Vous vous souve nez de la fameuse question des panneaux publicitaires sur nos routes. Il y a eu un vrai combat là-dessus. Là aussi une com mission continue de travailler pour voir comment gérer ces agences publicitaires dans le respect des lois et règlements de ce pays. Mais, dans le respect du cadre de vie du simple
cours d’une rencontre avec les maires, que la principale menace au Sénégal c’est la question du foncier. Mais au-delà de la question foncière, c’est la question de la planification urbaine qui est un problème. Au jourd’hui, nous sommes à 557 collectivités territoriales et sur les 557 collectivités territoriales, il n’y a que 13% qui dis posent d’instruments de planification. Cela est un problème. Comment peut-on en gager un développement endogène durable maîtrisé sans instrument de planification. Le Chef de l’Etat, à travers un programme qu’il a appelé Programme national de planification urbaine et de gestion sorti de Dakar parce que, en réalité, toutes ces organisations étaient cantonnées à Dakar. L’Ucg est sorti de Dakar et oc cupe, aujourd’hui, les deux tiers ou les trois quarts du ter
qui sont annonciateurs de changement total de para digmes mais aussi d’orienta tion dans la gestion des déchets. Les déchets ne seront plus simplement qu’un pro
parfois cette collaboration souffre de difficultés. Mais nous sommes obligés à un mo ment de prendre nos responsabilités. Mais, il y a des questions préalables. Parritoire national.

«SUR LES 557 COLLECTIVITÉS TERRITORIALES, IL N’Y A QUE 13% QUI DISPOSENTD’INSTRUMENTS DE PLANIFICATION»

Ce qui est une volonté affirmée du Chef de l’Etat.
Deuxième chose, dans cette mutation institutionnelle, le Chef de l’Etat a voulu donner un élan encore beaucoup plus grand à l’Ucg. L’Ucg ne bénéfi ciait que de l’appui de l’Etat. L’appui de l’Etat reste main tenu et amplifié mais la société à la personnalité juridique et morale qui lui permet de lever des fonds dans les banques. Aujourd’hui, les déchets ne sont pas d’ordures. C’est aussi la transformation. Auparavant, le Chef de l’Etat, en relation avec les partenaires techniques et financiers, avait mis en place le Promoged qui avait pour
blème de propreté dans le cadre du programme zéro dé chet mais ça entrera dans le cadre de ce qu’on va appeler la gestion de l’économie circulaire des déchets.
L’occupation anarchique pose, également, problème surtout dans les marchés. Pensez-vous que les opéra tions de désencombre ment initiées par les municipalités constituent les solutions à ce mal ?
Cela entre dans le cadre gé néral de la gestion du cadre de vie. Tout le monde, et ça c’est garantie par la constitution, tout citoyen a droit à un cadre de vie sain. Malheureusement,
exemple, les artisans. Ce sont des citoyens qui sont là, qui se battent tous les jours pour avoir la dépense quotidienne. S’il faut les dégager, il faut aussi les amener quelque part. C’est pourquoi le Chef de l’Etat avait demandé au ministre de l’arti san de travailler à trouver un terrain, de l’équiper pour que tous ces mécaniciens et menui siers qui occupent illégalement la voie puissent y être transfé rés pour leur occupation. Il y a aussi la question des parkings. Là aussi, il faut malheureuse ment le constater. Parfois, cer tains maires, parce que ça crée quelques recettes, laissent les gens occuper la voie publique.
citoyen qui est là, qui a droit au minimum. Et ce minimum, au delà des responsabilités de la collectivité territoriale ou de l’administration territoriale, c’est l’Etat qui, en amont comme en aval, reste le respon sable. Et cela le Chef de l’Etat nous a donné les instructions et les instruments pour pouvoir agir dans les semaines à venir.
Qu’en est-il de la planification urbaine, surtout dans les régions où des populations occupent les sols un peu au gré de leur préférence sans pour autant être inquiétées ?
Le Chef de l’Etat a rappelé, au des risques qu’il a adopté en Conseil des ministres, a de mandé à ce que nous puissions, d’ici 2030, au moins arriver à plus de 80%. Ça demande énormément de moyens. L’Etat va prendre beaucoup de moyens pour accompagner les collectivités territoriales, pour leur permettre d’avoir des ins truments. A côté, il y a l’Agence nationale d’aménagement ter ritorial (Anat) qui fait un excel lent travail. Là aussi, nous sommes à Kaffrine. C’est une ville encerclée par une com mune qui s’appelle commune de Kaye. Soit les questions se règlent par intercommunalité, si les deux municipalités s’entendent bien.

 

LA GRANDE ITV DU GP 5

Sinon l’Anat de vrait pouvoir voir les frontières des différentes communes. C’est un vrai problème. Mais c’est un problème que le Chef de l’Etat nous demande d’abor der avec la plus grande sou plesse pour que les populations soient associées à la et pour que des compromis dynamiques soient obtenus, soit à travers l’intercommunalité ou bien à travers des décisions que l’Anat fera faire prendre.

La corniche de Dakar a changé de visage au grand bonheur des Dakarois avec des aménagements per mettant d’avoir des es paces de détente et de loisirs. Quels sont les te nants et aboutissants de ce projet ambitieux du chef de l’Etat ?
Nous avons l’une des plus grandes plages, l’une des grandes corniches. Qui, mal heureusement, n’était pas du tout exploité. C’est ainsi que l’Etat a mise en place ce projet de rénovation de la corniche que nous faisons gérer par l’Agetip. De quoi, il s’agit ?
Il s’agit dans ce projet de trouver un cadre enchanteur permettant aux enfants de s’épanouir. Mais également à l’Ucad, ouverte sur la corniche, à travers l’agora qui sera créée,
tout cas, les Dakarois nous le rendent bien quand ils se pro mènent le soir. Et même au delà de cela, les gens nous parlent de la corniche de Dakar quand on sort du pays. On n’a que des remerciements et de la reconnaissance dont le mérite revient au président de la République Macky Sall qui en est l’initiateur.

M. le Ministre, à côté de ses beaux aménagements, il y a près de 1400 bâtiments sur l’étendue du territoire national qui menacent ruinent, un peu plus de 300 à Dakar, l’inspection générale du bâti ment (IGB), la Dscoss, malgré les nombreux avertissements, semblent impuissantes face à ce phénomène parce que les habitants continuent d’occuper ces immeubles au péril de leur vie, faute de moyen. Quelles sont vos solutions à court, moyen et long ?
Là aussi, c’est une responsa ble de surveillance que nous partageons avec les collectivités territoriales. Mais, le rôle de la Dscoss, c’est de travailler sur l’occupation exacte du sol. C’est différent quand on parle de bâ timent, par exemple, menaçant ruine. Il s’agit là du domaine de
de bâtiments. Il y a eu à Kao lack, Rufisque, etc. C’est un problème national que le prési dent de la République nous a demandés de prendre à bras le corps. Pour l’heure, nous discutons avec les maires. Par exemple, en ce qui concerne la Médina, nous avons une bonne volonté du maire Bamba Fall de travailler ensemble pour que le danger qui menace les popubanisme, de la construction et de l’habitat et de l’hygiène publique, mon rôle est répondre plus et mieux à cette question. Parce que je suis convaincu que les prix obéissent aux lois du marché. Tant que le logement sera rare, il sera forcément cher. Et pour éviter que le loge
Je marque, non seulement mon adhésion, mais aussi ma disponibilité à cette belle idée qui va faciliter les rapports, les discussions, socle de tout développement. En tout cas, je vous félicite pour ce cadre de dia logue que vous être en train de créer tout en attendant la suite

d’avoir une bibliothèque virtuelle permettant aux étudiants de désencombrer la biblio thèque universitaire de Dakar. En dehors de toutes les autres structures qui s’étendent sur
l’IGB qui a un rôle d’inspection. Mais, le rôle principal revient à la collectivité territoriale abri tant ces immeubles menaçant ruine. Lorsque nous sommes arrivés, l’IBG était une petite
lations soit contenu dans des proportions raisonnables.
Revenons sur l’actualité avec la baisse du loyer même s’il s’agit d’une plus de 10 km d’aménagement.

«1000 AGENTS RECRUTÉS ET CHARGÉS DU CONTRÔLE DE LA BAISSE DU LOYER…»

J’ai entendu certains, qui n’ont pas de vision, évoquer la cherté du projet. Mais, je ne comprends toujours pas com ment peut-on contester l’investissement d’une telle vision sur la corniche de la capitale. D’au tant plus que nous ne sommes pas encore au bout du projet. C’est-à-dire que le projet se ter minera, peut-être, en décembre 2023. Mais, ce qui est prévu, en termes d’infrastructures et de modernisation, n’a rien à voir avec ce qui existe actuelle ment. Donc, forcément ce cadre-là sera, comme les Dakarois l’ont constaté, un change ment total de paradigme. Souvenons-nous qu’il y a eu tentative d’aménagement, il y a quelques années où on parlait de palmiers à 1 million de fcfa. Mais là, cela a totalement
changé avec un coût maîtrisé. Comme je l’ai déjà dit à l’As semblée nationale, ce projet est suivi au quotidien. D’ailleurs, les citoyens, qui voudraient connaitre le contenu et la dé marche, peuvent se rapprocher de nos services. Le chef de l’Etat nous a demandés de le conduire avec transparence.

En direction dans la Direction de la construction et de l’habitat avec un personnel réduit presque de cinq à dix agents sans aucun moyen. Partant de ce constant, le chef de l’Etat a estimé nécessaire de les doter de moyens subséquents. Parce que ce qui est important dans ce travail, c’est la prévention. C’est ainsi que le président Macky Sall a demandé un recrutement de 300 personnes pour les mettre à la disposition de l’IGB. Nous travaillons dans le budget 2023 pour leur trou ver les moyens logistiques pour leur accompagnement. A notre arrivée à la tête de ce ministère, l’IGB n’avait de budget. Si nous travaillons à trouver les moyens logistiques, humains et matériels, nous estimons que nous pourrons y arriver. Main tenant, il faut surtout la bonne collaboration des maires parce que c’est dans leurs territoires.
Aussi, que les gens comprennent que le fait de trouver un habitat ne doit pas conduire à s’installer dans un bâtiment à ses risques et périls. Et malheureusement, ce n’est pas seule ment à Dakar que l’on enregistre ces effondrements question qui concerne plus le ministère du commerce. Qu’est-ce qui prouve que cette nouvelle loi sera respectée si l’on part du fait que ce n’est pas le premier décret du genre?

Dans tous les pays du monde, il y a des lois mais avec toujours des délinquants pour les violer. Prenons simplement l’exemple du Code de la route. Nous avons un bon document mais il y a toujours des chauffeurs qui créent des accidents.
Ce qui est important à retenir, c’est la volonté du chef de l’Etat d’aider les citoyens à avoir un habitat raisonnable à un prix acceptable. Il a pris beaucoup de mesures avec énormément de volonté qui ont eu leurs limités. Mais, il a de mandé à ce que cela soit évalué. Une nouvelle disposition a été prise par mon collègue mais le chef de l’Etat a demandé à ce qu’elle soit accompagné. 1000 agents seront mis à la disposition du ministère du commerce pour se charger du contrôle. Et ce n’est pas au niveau du loyer mais également au niveau de la gestion de tous les prix.

En tant que ministre de l’urment soit rare, il faut que l’on construise. Et c’est ce qui m’est dévolu. C’est d’ailleurs ce qui justifie la pertinence du projet des 100 mille logements. Le chef de l’Etat nous a mis les moyens de pouvoir de très rapidement accélérer le projet qui nous permettra de réguler et de stabiliser les prix.
Nous avons parlé d’urbanisme, de logement, d’hygiène publique, entre autres thématiques qui se rontabordées lors du Grand Panel citoyen prévu les 17-18 Mars prochains. Quel message lancez-vous aux citoyens par rapport à l’évènement?
Je me réjouis d’abord de participer à ce panel citoyen. Je suis convaincu que toute poli tique de développement qui ne prend pas en compte la citoyenneté est vouée à l’échec. C’est ces échanges-là entre les «décideurs» et les citoyens qui favoriseront une meilleure connaissance des préoccupations des populations et les prendre en charge de la façon des meilleurs. Et c’est une initiative à saluer. qui, j’espère sera fructueux.

Un mot à l’endroit de la jeunesse à quelques mois de la présidentielle de 2024 !
Juste faire savoir aux uns et autres que le débat doit démocratique et programmatique. Une élection, ce n’est pas une question de biceps ou d’injures. Cela est une honte pour la dé mocratie. Je considère que nous autres, citoyens lambda, sommes des produits de cette démocratie. Parce que si nous sommes à ce niveau et nous nous exprimons, aujourd’hui, ce n’est pas grâce à nos descen dances, encore moins à nos ri chesses. Bien au contraire. C’est parce que nous sommes de purs produits de la démo cratie. A cet effet, nous devons l’obligation de l’entretenir et la préserver.

C’est la responsabilité de tous les acteurs politique de préser ver le legs démocratique pour le transmettre de manière in tacte aux générations futures. Tous les acteurs politiques doi vent avoir à l’esprit que le débat doit être fécond, musclé par fois, mais idéal et programma tique.

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