Ce mercredi 19 février, une réunion cruciale s’est tenue entre le Comité National de Gestion de la Lutte (CNG) et les promoteurs de lutte sénégalaise. L’objectif : revoir l’organisation des combats afin d’améliorer leur déroulement et répondre aux défis actuels. Parmi les points abordés figurent les horaires des combats, la gestion des billets, l’encadrement des face-à-face et, surtout, la question épineuse de la couverture sécuritaire. Ces nouvelles mesures visent à structurer davantage les événements et à rassurer les acteurs du secteur.
Moustapha Kandji, porte-parole du CNG, a annoncé que les combats préliminaires débuteront désormais à 16h30, tandis que le grand combat devra impérativement commencer avant 19h. Cette décision vise à éviter les retards prolongés, souvent observés dans l’arène, et à garantir un déroulement plus fluide des événements. Les amateurs de lutte pourront ainsi mieux planifier leur soirée, tout en réduisant les risques de débordements liés à l’attente.
Capacité d’accueil et contrôle strict des billets
L’Arène nationale, d’une capacité de 22 000 places, est au cœur des préoccupations du CNG. Moustapha Kandji a rappelé que le comité exerce un droit de regard strict sur la billetterie. « Le CNG n’autorise pas les promoteurs à produire plus de 22 000 billets. Nous contrôlons cela avant et pendant l’événement. Si nous constatons que le stade est plein, nous en informons la police et nous arrêtons immédiatement la vente aux guichets. Les portes sont ensuite fermées », a-t-il expliqué. Cette mesure vise à éviter le surnombre et les incidents liés à une affluence excessive, tout en garantissant la sécurité des spectateurs.
Des face-à-face sous haute surveillance
Le CNG a également décidé de renforcer l’encadrement des face-à-face entre lutteurs. Désormais, aucun lutteur engagé ne pourra être accompagné lors de ces moments clés. Cette mesure a pour but de faciliter le travail des forces de l’ordre et d’éviter tout débordement avant les combats. Elle s’inscrit dans une logique de discipline et de professionnalisation de la lutte sénégalaise.
La question cruciale de la couverture sécuritaire
L’un des sujets les plus préoccupants abordés lors de cette réunion concerne la décision du ministère de l’Intérieur de suspendre la couverture sécuritaire des combats de lutte. Cette circulaire, qui met en péril le bon déroulement des événements, est actuellement au centre des discussions entre l’État et le CNG. Moustapha Kandji a exprimé l’espoir d’une issue favorable, soulignant que le CNG est un démembrement de l’État et qu’un accord pourrait être trouvé pour lever ces restrictions. « Nous espérons que cette situation sera résolue rapidement afin que les combats puissent se tenir dans les meilleures conditions », a-t-il déclaré.
Une incertitude pour les combats à venir
En attendant une décision officielle concernant la couverture sécuritaire, les combats prévus jusqu’au week-end prochain restent incertains. Cette situation laisse planer le doute sur la tenue des affiches attendues par les amateurs de lutte, qui suivent avec impatience les performances de leurs champions favoris. Les promoteurs et les organisateurs espèrent une résolution rapide pour éviter des annulations de dernière minute.
Le CNG, à travers ces nouvelles mesures, démontre sa volonté de professionnaliser et de sécuriser l’organisation des combats de lutte sénégalaise. Cependant, la question de la couverture sécuritaire reste un défi majeur à relever. Les amateurs de lutte espèrent que les discussions entre le CNG et les autorités aboutiront à une solution permettant de maintenir cette tradition sportive et culturelle, tout en garantissant la sécurité de tous.
Aziz WATT