L’appel du Mouvement Jiguenou Pastef (Mojip) a, finale ment, été entendu. Maimouna Dièye a bénéficié, hier, d’une liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire, selon son avocat Me Moussa Sarr. Auparavant, le Mojip a rendu publique un communiqué dans lequel il alerte sur l’état de santé de sa coordinatrice nationale. «Maïmouna Dièye est en danger. Nous informons l’opinion nationale et internationale que son état de santé s’est considérablement détérioré en raison de son incarcération», lit-on dans la même source. La quelle précise: «Cette semaine, elle a été conduite d’urgence à l’hôpital pour y subir une opération sans le succès n’est pas garanti par les médecins. Elle souffre de diverses maladies chroniques graves incompati bles avec les conditions du mi lieu carcéral». Avant d’accuse: «En plus, depuis une semaine, une nouvelle maladie mécon nue de son bulletin de santé est apparue brusquement. C’est la raison pour laquelle elle ne ressent plus la jambe gauche». Le Mojip exige, par conséquent, «sa libération avant que l’irréparable ne se produise». Inculpée pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, organisation d’un mouvement insurrectionnel, actes ou manœuvres de nature à compromettre la sécu rité publique ou à causer des troubles politiques graves, provocation directe d’un attroupement armé, la responsable des femmes de Pastef a été placée sous mandat de dépôt par le juge d’instruction Mamadou Seck, début août. En raison de son état de santé jugée précaire, la responsable des femmes de Pastef a été transférée au Pavillon spécial.