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LE BUSINESS FLORISSANT AUTOUR DES PRESSINGS: Les Sénégalais s’approprient du marché au détriment des Guinéens…

Les boutiques de pressing gerbent un peu partout à Dakar et dans sa banlieue. Il suffit de faire un tour dans un coin pour voir un ou deux magasins offrant les services de lavage d’habits. Un business qui connait une floraison avec le confinement, durant la période Covid-19. Géré d’antan par les guinéens, le secteur du lavage des habits a été approprié par les sénégalais.

Le business du pressing connait des jours heureux. Les femmes optent de plus en plus pour le lavage des habits à la machine. Si certains pensent que le confinement est la principale raison de ce changement, d’autres nous parlent de la paresse et le manque de temps de la gente féminin. Dans tous les cas, ce qui est constant est que le secteur du pressing va bien !

Le business se porte bien actuellement. On ne se plaint pas. Avant, les guinéens avaient accaparé le secteur. Maintenant, les sénégalais l’ont approprié, ce qui est normal», se félicite NDIAYE, propriétaire
d’un magasin de pressing avec quatre machines, à Pikine. Les tarifs varient entre 300f et 800f le kilogramme, selon la zone et le service demandé, nous confie-t-il. Le gain journalier suit la même
logique. Il varie selon le quartier, la clientèle, le tarif et les services offerts. Dans tous les cas, les affaires marchent bien. Mais d’ici quelque temps, le secteur sera saturé. Les magasins de pressing sont partout, s’inquiète Pape NDOUR.

 

L’éclosion du secteur s’explique aussi du fait que le lavage à la machine est plus économe. En effet, avec le service du pressing, la cliente n’a pas besoin d’acheter du savon, d’utiliser son eau ou son espace, remarque Adji AIDARA. Qui poursuit en ces termes, « je préfère le pressing aux lavandières. Je ne cours plus derrière les femmes pour le lavage de mes habits. Le pressing est moins cher et mon appartement reste propre ».

Business du pressing : les lavandières s’inquiètent pour leur metier
Au moment où les propriétaires de boutiques de pressing se frottent les mains, les femmes, lavandières s’inquiètent pour leur travail. En effet, avec la floraison des magasins de lavage d’habits à
la machine, certaines lavandières ont perdu une partie de leur clientèle au profit dudit business. Mariama SAGNA, lavandière établie à Diamaguéne nous confie leurs inquiétudes…

« Notre travail est menacé par les services du pressing. Beaucoup de nos clientes préfèrent le lavage à la machine, maintenant. En deux
ans, j’ai perdu quatre voire cinq clientes. Elles ont opté pour le pressing de leur quartier. Je venais faire le linge deux fois chez elle, mais, j’y vais plus. L’une avait toujours un problème pour déversement des eaux après la lessive. D’autres lavandières sont dans lr même cas. Nous travaillons certes, mais, la clientèle n’est plus comme avant. Quand nous étions les seules avec les guinéens à gérer ce business. Les guinéens ne lavent que les chemises, pantalon et peu d’habits de femmes. Le service du pressing rafle tout. Et, les boutiques sont partout. Nous n’avons pas les moyens de faire comme eux. Se procurer d’une machine n’est pas chose facile. »

Fanta DIALLO BA

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