LÉGISLATIVES ANTICIPÉES : RÉUNION SUR LE PROCESSUS ÉLECTORAL : L’opposition rejette le format du bulletin et boycotte la réunion
Le ministre de l’Intérieur, Jean Baptiste Tine, a tenu une réunion avec la société civile, des partis politiques et coalitions politiques sur l’organisation matérielle des législatives anticipées. Quelque 123 formations politiques ont participé aux échanges, mais les principaux représentants de l’opposition ne sont pas restés.
Il n’a fallu pas moins d’une heure avant que les voix se chauffent lors de cette rencontre pourtant jugée capitale dans le processus électoral. Là réunion a, en effet, dégénéré entre le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, et les membres de l’opposition sur le choix du format du bulletin.
L’opposition a catégoriquement refusé le petit format avec la photo dessus de chaque tête de liste, proposé par l’autorité compétente. D’après certains chefs de partis d’opposition, ce format donnerait un avantage au Pastef, parti au pouvoir. Une proposition qui émane pourtant de la société civile et qui a pour but d’optimiser les coûts d’impression et faciliter le déroulement du vote pour les électeurs. « L’État aurait pu faire une économie de 8 milliards FCFA avec la confection des bulletins de vote en petit format pour les élections législatives anticipées du 17 novembre prochain », avait déclaré Birame Sène, Directeur général des élections (DGE),
Le refus de l’opposition de collaborer laisserait-il paraître une forme de peur ? En tout cas, il y’a un paradoxe d’autant plus que c’est cette même opposition qui décriait récemment le coût élevé des élections législatives. Mais autant dépenser 8 milliards que de mettre la photo dévastatrice de Sonko sur les bulletins du Pastef.
De son coté, l’Alliance pour la transparence des élections (ATEL), exige l’annulation des dispositions déjà prises pour le prochain scrutin. Une fin de non-recevoir affichée par le ministre a entraîné leur départ de la réunion. « D’habitude, nous discutions et on pouvait avoir des divergences, mais nous trouvions des consensus. Comme une espèce de ruse, ils ont essayé de fixer les dates et prendre les dispositions et après nous appeler à « une concertation » », reproche Oumar Sarr, porte-parole de l’Atel.
Djibril DEME