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Les activistes Ousmane Sarr, Beyna Gueye, Amadou Saran Diallo risquent une peine ferme

TROUBLE À L'ORDRE PUBLIC, MANIFESTATION NON AUTORISÉE

6 mois dont 3 mois ferme ! Telle est la peine que le parquet a requise contre les trois activistes Ousmane Sarr, Beyna Gueye et Amadou Saran Diallo. Poursuivis pour trouble à l’ordre public et participation à une manifestation non autorisée, ils connaîtront leur sort le 16 janvier prochain.

« Libérez Pape Alé Niang » ! Telles sont les propos qui ont valu à Ousmane Sarr, Beyna Gueye, Amadou Saran Diallo leur arrestation suivi de leur placement sous mandat de dépôt le 4 janvier 2023. Ces derniers, tous des activistes, ont profité de la rencontre entre le Premier ministre et les membres de la société civile, organisée au petit palais pour scander la libération du journaliste, Pape Alé Niang (il a bénéficié d’une liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire). Ils ont fait fi aux injonctions des forces de l’ordre qui leur demandaient de s’arrêter. Ils ont été, sur ces entrefaites, arrêtés. Devant le prétoire, les prévenus ont nié les faits qui leur sont imputés.

Ousmane Sarr a soutenu qu’il a été invité à cette rencontre organisée au petit palais. Malheureusement, il n’a pas pu accéder dans la salle. Il rejette les accusations portées contre sa personne. La même stratégie a été adoptée par son camarade Amadou Salam Diallo. Celui-ci a également nié catégoriquement les faits. « Je n’ai pas commis les faits qui me sont reprochés c’est pour cela que je n’ai pas répondu aux questions des enquêteurs », renseigne-t-il pour prouver son innocence.

Beyna Gueye ne déroge pas à la règle. Il a embouché la même trompette que ses camarades en battant en brèche les charges qui pèsent sur sa tête. Malgré leurs dénégations systématiques devant le prétoire, la représentante du ministère public a été formelle. Pour elle, ces prévenus sont auteurs des faits qui leur sont imputés. Lesquels faits, ajoute-t-elle, ne souffrent d’aucune contestation. Elle a, pour la répression, requis 6 mois de prison dont 3 mois ferme pour les trois mis en cause.

Ce sont des faits graves parce que, dans un État qui se respecte, l’anarchie ne doit pas être tolérée. Ils ne peuvent pas créer des situations anarchiques qui peuvent découler à des dérapages », a martelé la parquetière. Un réquisitoire jugé très sévère par les avocats de la défense. Lesquels estiment que le dossier « est vide comme le désert du Sahara ».

Pour eux, les prévenus ont été arrêtés parce qu’ils ont exigé la libération de Pape Alé Niang. « S’ils se mettaient à tresser des lauriers au Premier ministre, Amadou Ba, ils n’allaient pas être arrêtés », pensent Me Moussa Sarr et ses confrères, rejetant les qualifications qui ont été retenues. Ils ont ainsi demandé que les prévenus soient renvoyés des fins de la poursuite. L’affaire est mise en délibéré pour jugement qui sera rendu le 16 janvier prochain.

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