L’ÉTAT DÉMOLIT SA CONTRIBUTION À CAUSE DES MANIFESTATIONS : Il accuse l’ancien proprio d’escroquerie
S. Kama ne digère pas que le bâtiment qu’il a acheté et exploité il y a juste cinq (5) mois soit démoli par les services de l’Etat. C’est ce qui l’a poussé à attraire à la barre l’ancien propriétaire et vendeur, M.Faye pour escroquerie portant sur la somme de six (6) millions de CFA.
Les violentes manifestations qui ont précédé les élections présidentielles continuent de faire des victimes. Et S. Kama en est la parfaite illustration. Ayant acquis un espace avec vingt-un (21) chambres, deux fosses septiques et deux toilettes, il a vu son bâtiment démolit, après juste cinq mois d’exploitation, sans indemnisation de la part des services de l’Etat. Les constructions ont été démolies par mesure de sécurité. Les bandits se cachaient dans la cité Bel Air, après leur forfait. Ainsi, pour la sécurité des riverains, le bâtiment a été démoli. Ce que le plaignant refuse de comprendre. Pour lui, le prévenu lui a vendu un terrain du domaine national.
Ce que réfute ce dernier. Selon lui, le plaignant, résidant de la cité connaissait bien la nature juridique du terrain. Il lui a vendu le bâtiment et pas le terrain car, la parcelle ne lui appartient. « Ma mère exploitait cette terre comme jardin. Elle ne nous appartient pas. C’est un terrain du domaine national. En 2016, avec le projet du TER, les services de l’Etat ont démoli par erreur une partie du jardin. Et, ils m’ont indemnisé à hauteur de 1 100 000 francs. Avec cet argent, j’ai construit les 21 chambres, les fosses et les toilettes pour usage de location », note le prévenu devant le tribunal de Pikine-Guédiawaye.
Attrait à la barre pour escroquerie, il ajoute que le sieur KAMA lui a remis la somme de six millions pour l’achat de la construction et celle-ci a été démolie par mesure de sécurité. En plus renseigne-t-il, la partie civile a augmenté quatre chambres aux 21 et avait augmenté la location à 25 000f. Ainsi, confirme-t-il, S. Kama a récupéré son investissement.
Plaidant pour la relaxe de son client, le conseiller estime que M. Faye n’a fait que céder les peines et soins. Ce qui est légal juridiquement, avance la robe noire. Les bandits se repliaient dans la cité et par mesure de sécurité, le bâtiment a été démoli. Son client n’a pas escroqué le prévenu.
Le tribunal l’a relaxé, alors que le parquetier avait requis une peine de six (6) mois ferme.
Fanta Diallo Ba