ANALYSE. Le « sauvetage » à Tunis par l’ambassade de France d’une opposante franco-algérienne peut envenimer la relation Alger-Paris.
Gros nuage noir sur la relative embellie des relations entre Paris et Alger. L’exfiltration lundi soir, à partir de Tunis vers Lyon, d’une militante franco-algérienne grâce à l’aide de l’ambassade de France sur place a froissé Alger et risque de replonger les relations dans de nouvelles tensions.
L’affaire remonte à vendredi dernier, lorsque Amira Bouraoui, médecin de profession, opposante et animatrice depuis peu sur Radio M – dont le directeur, Ihsane El Kadi, est en prison depuis décembre dernier –, est arrêtée en Tunisie. Frappée d’une ISTN, une interdiction de sortie du territoire national (imposée, selon la militante, illégalement), à la suite de sa condamnation en justice, Amira Bouraoui serait entrée « illégalement » en Tunisie avec son passeport français.