C’est une soirée de prestige qui attendait les plus de 74.000 spectateurs et supporters présents dans l’Atatürk Olympic Stadium d’Istanbul : Manchester City affrontait l’Inter Milan pour la finale de la 68e édition de la Ligue des champions. Si les Skyblues ciblaient le premier sacre final de leur histoire dans cette compétition, le club lombard pouvait remporter quant à lui sa quatrième C1 après 1964, 1965 et 2010. Côté compositions, Pep Guardiola proposait un 3-2-4-1 qui avait fait ses preuves avec un double pivot Stones-Rodri et un quatuor offensif mené par Kevin De Bruyne en chef d’orchestre. Côté nerazzurro, Simone Inza ghi optait pour un traditionnel 3-5-2 où André Onana officiait comme dernier rempart, tandis que Dzeko et Lautaro étaient associés en attaque.
La première alerte de la rencontre signée Haaland, finalement signalé pour une position
de hors-jeu (3e). Bernardo Silva envoyait un enroulé dans un angle fermé, frôlant l’équerre d’Onana (5e). Les Intéristes mettaient ensuite le pied sur le ballon, sans pour autant inquiéter Ederson, par fois maladroit mais sans conséquence, comme en témoigne la frappe de Marcelo Brozovic, bien loin des buts mancuniens (20e). Il fallait un peu de temps pour permettre aux Cityzens de reprendre l’ascendant sur le match, mais ne gagnaient pas leurs duels face à un André Onana vigilant (27e, 29e). Et après une première inquiétude musculaire, Kevin De Bruyne devait rendre les armes, remplacé par Phil Foden (36e). Jusqu’à la mi-temps sifflée par M. Szymon Marciniak, les hommes en bleu ciel dominaient mais ne trouvaient pas la faille dans une défense italienne solide.
Au retour des vestiaires, le football proposé par les deux
formations était un peu plus calme qu’en première période. Ce faux rythme était bénéfique aux Nerazzurri, puisque Lau taro Martinez profitait d’une perte de balle de Manuel Akanji pour se présenter face à Ederson, présent pour contrer sa frappe dans un angle compliqué (58e). Après l’heure de jeu, les hommes de Pep Guardiola se réveillaient enfin pour mettre la pression sur leur adversaire du soir, un ascendant illustré par la tête de Ruben Dias, au-dessus des buts d’Onana (60e). Sur un joli mouvement collectif initié de puis l’entrejeu, Rodri reprenait parfaitement un ballon contré par la défense pour crucifier le gardien camerounais et enfin ouvrir le score (1-0, 68e). De quoi piquer l’orgueil des poulains de Simone Inzagui, plus tranchants dans la foulée de l’ouverture du score, avec la double occasion de Federico Dimarco (71e), qui trouvait la
barre de la tête, et le tir capté en deux temps de Romelu Lukaku (73e). L’entrant Foden dynami tait le secteur offensif mancunien en prenant le jeu à son initiative, s’offrant notamment une occasion en or non concrétisée devant Onana (77e). En fin de rencontre, Ederson se hissait en sauveur ultime en dé gageant le ballon devant sa ligne sur la tête de Big Rom (88e), qui avait déjà contré la frappe de son coéquipier dans
le dernier quart d’heure. Après une première finale perdue en 2021, Manchester City s’impose sur la plus petite des marges face à l’Inter et s’offre non seulement la première Coupe aux grandes oreilles de son histoire, pour ainsi mettre fin à sa malédiction dans cette compétition, mais réalise un triplé historique (Premier League, Coupe d’Angleterre et Ligue des champions).