Macky Sall appelle à créer une unité de lutte contre le terrorisme
36EME SESSION ORDINAIRE DE LA CONFERENCE DES CHEFS D’ETAT ET DE GOUVERNEMENT DE L’UA
Le Chef de l’Etat Macky Sall n’est plus le Président en exercice de l’Union africaine. Il a, après avoir rempli sa mission, passé le témoin à homologue des Comores, Azali Assoumani. C’était, le samedi 18 février 2023 à Addis-Abeba (Ethiopie) lors de la 36e Session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine. Dans son allocution, le Président sortant de l’Ua a soutenu qu’il est efforcé à soutenir le règlement des différends et accompagner les transitions politiques, avec l’appui de la Commission, et des Communautés économiques et Mécanismes régionaux. Cependant, souligne-t-il : « force est de constater que la pacification du continent reste encore un objectif à atteindre ».
Il appelle instamment à la mise en œuvre des engagements du Sommet extraordinaire de Malabo de mai 2022 ; à savoir, rendre opérationnelle la Force africaine en attente, créer une unité de lutte contre le terrorisme et financer de façon plus conséquente et plus prévisible nos efforts de lutte contre ce fléau. « Cette lutte, comme relève aussi de la responsabilité du Conseil de Sécurité, garant du mécanisme de sécurité collective ; parce que l’avancée du terrorisme en Afrique est une menace à la paix et à la sécurité internationales.
Comme il l’a fait ailleurs, le Conseil doit mieux s’engager dans la lutte contre le terrorisme en Afrique, avec des mandats plus robustes et un financement plus adéquat », a déclaré Macky Sall. Avant d’ajouter « le défi de la paix, de la sécurité et de la stabilité du continent nous engage à déposer les armes, et à trouver des solutions pacifiques à nos différends afin de mieux nous consacrer aux tâches de développement économique et social. Avec la reconfiguration géopolitique du monde, une opportunité historique s’offre à nous de fermer l’ère de l’Afrique des problèmes et d’ouvrir la voie de l’Afrique des solutions ». A l’en croire, l’émergence de l’Afrique est à notre portée.
Mais pour y arriver, il faut, à son avis, accorder plus de temps à l’agenda pour le développement économique et social du continent. « L’Afrique que nous voulons, c’est aussi une Afrique qui réfléchit par et pour elle-même ; une Afrique qui sait ce qu’elle veut et ce qu’elle vaut ; une Afrique pleinement intégrée dans la gouvernance mondiale, et qui s’engage avec ses partenaires dans une éthique relationnelle réinventée, fondée sur des partenariats co-construits et respectueux de la diversité des valeurs de cultures et de civilisations », a plaidé le Chef de l’Etat. Selon lui, sur la gouvernance mondiale, il est clair que la réforme du Conseil de Sécurité ne connaît pas encore d’évolution significative.