Le dialogue national initié par le président sortant, Macky Sall, ce 26 février au Centre Abdou Diouf de Diamniadio, a tourné au fiasco. Sur les 19 candidats validés par le Conseil constitutionnel, 17 ont boycotté la rencontre, dénonçant une manœuvre pour retarder l’élection présidentielle prévue avant le 2 avril 2024.
Le dialogue s’est résumé à une réunion de soutiens du camp présidentiel, Benno Bokk Yakaar (BBY), et du Parti démocratique sénégalais (PDS). La majorité des intervenants ont appelé à une amnistie générale pour les événements de 2021 à 2024 et proposé de prolonger le mandat de Macky Sall. Certains ont même évoqué un report de l’élection jusqu’en 2027.
Seul Dr Philippe Tine, représentant de l’Église catholique, a rappelé l’importance de respecter la décision du Conseil constitutionnel et a exhorté Macky Sall à organiser l’élection avant le 2 avril, comme prévu.
Les principaux opposants, regroupés au sein du FC25, ainsi que des organisations de la société civile, ont refusé de participer, estimant que Macky Sall tente de détourner le processus électoral. Ils rappellent que son mandat expire le 2 avril et demandent que la date de l’élection soit fixée immédiatement.
Malgré les appels à la paix et au dialogue, Macky Sall semble hésiter à organiser le scrutin. Bien qu’il ait affirmé vouloir respecter la décision du Conseil constitutionnel, aucune date n’a encore été annoncée.
Les regards sont désormais tournés vers le président, alors que le temps presse pour garantir des élections libres et transparentes dans un climat apaisé.
Cherif Mamina