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MAIRIE DE DAKAR, APRÈS KHALIFA SALL, L’HISTOIRE SE RÉPÈTE POUR BARTHÉLÉMY DOAS : Taxawu Sénégal, la risée de tous les régimes !…

Cette fin était pressentie pour Barthélémy Dias à la mairie de Dakar ! Après avoir perdu son mandat de député à l’assemblée nationale, le 6 décembre dernier, l’une des figures de l’opposition a été révoqué de son poste de maire de la ville Dakar qu’il dirigeait depuis juillet 2022. Malgré la tôlée que cette affaire a suscité, elle n’est pas nouvelle dans les rangs du parti Taxawu Sénégal. Khalifa Sall, mentor de Barthélémy Dias, avait en effet, vécu la même histoire en 2018.

Il y’a quelques heures, le ministre de la justice déclarait ceci : « Si les mêmes causes produisant les mêmes effets se reproduisaient, ce serait sans état d’âme », répondant à une question sur la possible révocation de Barthélémy Dias, à l’heure maire de Dakar. Il n’en a pas fallu longtemps pour que les autorités passent à l’acte.

A travers un arrêté préfectoral, l’Etat sénégalais a retiré à l’opposant Barthélémy Dias, ses fonctions municipales en raison d’une condamnation pour un homicide remontant à 2011. Les autorités déclarent avoir appliqué la loi en décidant de priver l’ancien maire de Dakar de son mandat de député. « Je vous déclare démissionnaire de votre mandat de conseil municipal de la Ville de Dakar à compter de la date de notification de la mesure », indique l’arrêté du préfet de Dakar. Une décision qui provoqué une indignation dans les rangs de l’opposition.

PAS UNE PREMIÈRE À LA MAIRIE DE DAKAR

La justice « subie » par Barthélémy Dias est un air de déjà vu chez les responsables de « Taxawu ». En 2018, son mentor, Khalifa Sall a en effet été contraint de renoncer à son mandat de maire de Dakar par décret présidentiel, à la suite de la confirmation en appel de sa condamnation à cinq ans de prison pour « faux en écriture », entre autres accusations.

Si la radiation de Khalifa Sall sous le règne de Macky Sallavait été justifiée, par le ministre de la justice, Ismaila MadiorFall, par l’application stricte des articles 51 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale et 61 de la Constitution, elle a été accueillie comme une « violation de la Constitution » par les militants de Taxawu Sénégal (Taxawu Dakar à l’époque).

A noter que les articles 51 et 61 disposent que « le député qui fait l’objet d’une condamnation pénale définitive est radié de la liste des députés de l’Assemblée nationale, sur demande du ministre de la Justice ». C’est d’ailleurs sur cette condamnation que s’est appuyée le Conseil constitutionnel pour rejeter la candidature de M. Sall à la présidentielle du 24 février prochain 2019.

CONFÉRENCE DE PRESSE DISPERSÉE

chu de ses fonctions de maire de Dakar, Barthélémy Dias qui avait promis de résister à « d’éventuelles tentatives » de la part du gouvernement, n’a pas tardé à réunir ses militants dans la municipalité pour s’exprimer sur cette décision. Malheureusement, la conférence de presse n’a pas pu se dérouler comme prévu. Pour cause, les forces de l’ordre, lourdement armées, ont forcé les portes de la mairie, bien que retardés pendant plusieurs minutes par les nombreux militants qui se sont érigés en bouclier pour protéger leur « maire ». Ce ne sera pas pour longtemps car la police a finalement réussi à entrer dans la salle où devait se tenir la conférence de presse pour disperser la foule. Les militants et sympathisants présents sur les lieux ont été neutralisés, certains journalistes brutalisés et le Barthélémy Dias, dans un sourire, a préféré rester spectateur. Des scènes que les sénégalais ne croyaient plus revivre avec l’avènement du tandem Diomaye-Sonko au pouvoir et qui se sont une nouvelle fois produites, provoquant une indignation dans l’opposition et dans la société civile sénégalaise.

La révocation de Barthélémy Dias, bien que légale selon les explications des juristes, est vue comme une vue comme une injustice pour d’autres du fait que ce sont les mêmes personnes, à l’occurrence le Premier ministre Ousmane Sonko, qui s’opposaient à cette décision. Des vidéos du leader de Pastef accusant l’ancien chef de l’Etat, Macky Sall, de vouloir malmener le maire de Dakar pour lui priver de ses fonctions de maire, n’ont pas tardé à circuler sur les réseaux sociaux.

Aujourd’hui, le dossier « Ndiaga Diouf » est -il arrivé à son épilogue ? De toute façon, Taxawu Sénégal continue d’en faire les frais et demeure jusqu’ici, la risée des régimes qui se sont succédés de Wade à Diomaye.

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