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MANIFESTATION DU 1E AU 3 JUIN DERNIER Le Procureur annonce l’ouverture d’une information judiciaire pour 410 personnes arrêtées

 

La machine judiciaire s’emballe après les manifestations violentes qui ont émaillé le Sénégal à l’annonce de la condamnation de Ousmane Sonko à deux ans de prison ferme pour corruption de la jeunesse. Le procureur de la République, Abdou Karim Diop a fait un communiqué pour revenir sur ces échauffourées qui, rappelle-t-il, sont à l’origine de pertes en vies humaines, de dégâts matériels portant notamment sur des édifices publics, des biens mobiliers et immobiliers.

D’après le maître des poursuites, l’intervention des forces de défense et de sécurité a toutefois permis l’interpellation de 410 personnes qui ont participé aux manifestations et sont également impliquées dans ces faits à caractère criminel. Le ministère public a opté pour un règlement graduel en considération de la nature des faits reprochés à chaque individu déféré.

Ainsi, il a annoncé qu’une information judiciaire a été requise contre ces individus pour des faits d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, participation à un mouvement insurrectionnel, actions diverses causant des dommages aux personnes ou à leurs biens, actes et manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique. Ces procédures, pour suit-il, visent également à situer la responsabilité de toutes les personnes instigatrices de ces violents attroupements.

Par conséquent une information judiciaire a été ou verte contre X. S’agissant des mineurs, le procureur indique qu’ils sont généralement mis en liberté provisoire avec une remise à leurs civilement responsables, ceux d’entre eux qui sont âgés de moins de treize (13) ans n’ont pas fait l’objet de poursuites. Mais, précise-t-il : « si le maintien en détention s’impose, ils sont poursuivis devant le tribunal pour enfants ». Il a en outre souligné que les manifestants dont l’implication est moindre, ont été poursuivis devant la juridiction des flagrants délits pour des faits de manifestations non autorisées sur la base de l’article 98 du code pénal.

Par contre, pour les autres manifestants, le ministère public a estimé utile, eu égard à la gravité des faits qui leur sont reprochés et à l’étendue des dégâts matériels causés, pour la plupart, par des incendies que ces derniers ont délibérément provoqués, d’op ter pour la pleine rigueur de la loi dans les poursuites.

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