MEGA MEETING ET MARCHES AVEC OU SANS AUTORISATION : Le «Ndigël» de Sonko à tous les souteneurs de Yaw
L’atmosphère risque d’être électricité la semaine prochaine dans tous les 46 départements du pays. Et pour cause: le mot d’ordre lancé par Ousmane Sonko qui «décrète» 48 heures de marches et de rassemblements avec ou sans autorisation. Le leader de Pastef l’a fait savoir, hier, lors du point de presse de la conférence des leaders de la coalition Yewwi Askan Wi (Yaw).
«Le jour où nous rassemblerons 500 mille personnes, nous parviendrons à démontrer à Macky que rien ne va dans ce pays», a-t-il lâché. Mieux, persiste et signe Ousmane Sonko: «C’est moi qui en donne l’ordre. Qu’ils viennent m’arrêter. Macky ne peut pas faire le tour du pays à des fins politiques au point de s’interroger sur sa défaite à Sédhiou et nous interdire tout mouve ment». En plus du rassemble ment prévu par les leaders de cette coalition de l’opposition à Dakar, des marches se tiendront dans tous les départements du pays avec ou sans autorisation, d’après le candidat déclaré à la présidentielle de 2024.
Dans l’ordre d’idées, Sonko promet que «le lendemain 15 mars, nous organiserons des marches dans les 46 départements pour dénoncer les injustices, les arrestations arbitraires et la justice qui est manipulée par le chef de l’État».
Avant de lancer le «ndigël» en ces termes: «Sortez avec ou sans autorisation. Les préfets et sous-préfets sont des subalternes. Je parle avec Macky Sall. Arrivera ce qui arrivera, mais ce sera à la guerre comme à la guerre». Le leader du Pastef appelle ainsi «tous les Sénégalais épris de justice». Car, justifie-t-il, «la population doit faire face et montrer à la face du monde qu’elle a une souveraineté».
Cependant, Ousmane Sonko s’est voulu on ne peut plus clair dans ses propos. Aussi, précise-t-il, «je n’appelle pas à un coup d’État, encore moins à une guerre civile, mais c’est la Constitution qui autorise à manifester notre désaccord via un rassemblement populaire».